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Le festival PHOS de Matane : là où l’analogique nourrit le numérique

Des personnages sur la rue, un mélange de photo et de peinture.

Une image tirée d'une présentation de l'artiste Pierre Hébert

Photo : image Pierre Hébert, collaboration PHOS

Brigitte Dubé

Le 7e festival d’art numérique et photographique PHOS de Matane réunit cette année une trentaine d’artistes. La programmation s’inspire notamment de la transition de l’analogique au numérique.

PHOS propose entre autres des expositions photographiques et des installations ainsi que des performances visuelles et musicales.

Jusqu’au 22 septembre, des événements seront répartis dans divers lieux de Matane, comme la promenade des Capitaines, le complexe culturel Joseph-Rouleau et le quartier général, l’ancienne usine Canadelle.

John Blouin dans notre studio de Matane

John Blouin, commissaire du festival Phos

Photo : Radio-Canada / Elise Thivierge

Dans ses choix de cette année, le commissaire John Blouin s’est intéressé à la passation de l’analogique au numérique.

D’une certaine façon, on a tous vécu cette révolution. Je voulais qu’on explore le contact entre les deux, explique-t-il.

Il y a des endroits où l’analogique et le numérique se touchent. C’est de voir cette poésie-là.

John Blouin, commissaire PHOS
L'artiste Pierre Hébert

L'artiste Pierre Hébert

Photo : Radio-Canada

Pierre Hébert représente bien cette transition, selon John Blouin. Il combine le cinéma, le son, la gravure et la peinture.

Pierre Hébert a commencé en travaillant sur la pellicule puis il a fait des performances numériques. Là, il joue avec les deux, ajoute le commissaire.

Le coin de l'édifice avec des montants en acier.

La structure vitrée du complexe culturel Joseph-Rouleau est mise en valeur par les images créées par Anaïs Lelièvre

Photo : Radio-Canada

Du verre à l’échelle microscopique pour habiller le complexe culturel

Chaque année, l’avènement de PHOS permet d’exploiter les possibilités qu’offrent les façades vitrées du complexe culturel Joseph-Rouleau. Cette fois, c’est l’artiste française Anaïs Lelièvre qui s’est chargée de les transformer.

À Matane, depuis un mois, elle s’est directement inspirée de l’architecture du bâtiment pour son projet, plus spécifiquement du verre.

Je suis rentrée dans le principe de ce matériau, dans ses origines aussi, en allant trouver des vues microscopiques de cristaux de silice qui sont les composantes du verre que j’ai redessinées, décrit-elle. Ce dessin est mis en croissance et éclaté dans l’espace dans des jeux d’agrandissement.

Il faut aller voir mon travail de nuit. C’est là qu’il prend tout son éclat.

Anaïs Lelièvre, artiste

Parmi les autres artistes, Wartin Pantois (pseudonyme) travaille anonymement. Je fais des interventions dans l’espace public, parfois de façon clandestine. Je me définis comme un artiste engagé, préoccupé des enjeux sociaux, résume-t-il.

Un homme à l'avant et la mer à l'arrière.

Artiste engagé, Wartin Pantois superpose des photos noir et blanc de personnages sur des photos prises dans la région

Photo : image tirée de la présentation de Wartin Pantois

Il est en séjour de création à Matane depuis une semaine. Je traîne avec moi cinq photos de personnages en noir et blanc autoportantes. Je les place dans différents contextes, illustre-t-il.

Un homme regarde des photos. En arrière-pal : la rivière Matane.

PHOS est aussi présent sur la promenade des Capitaines

Photo : Radio-Canada

PHOS est aussi décentralisé avec, par exemple, une performance dimanche, à la salle de spectacle de Rimouski. Il s’agit d’une performance scénique de Frédéric Blondy, John Hollenbeck et Pierre Hébert présentée en collaboration avec Tour de bras.

Une personne danse au centre de regroupement de personnes. La foule observe le danseur.

Effets spéciaux pour les enfants à l’événement Phostronica

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschenes

Toujours prisé des jeunes, l’événement de danse Phostronica revient le 14 septembre.

Vendredi dernier, au Manoir des Sapins de Sainte-Félicité, une performance surprise a aussi été présentée.

D'après le reportage de Nadia Ross

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Arts visuels