•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les thèmes chers à Brian Pallister : la santé, l’éducation et la pizza de son épouse

Photo du premier ministre manitobain Brian Pallister attentif.

Le premier ministre manitobain, Brian Pallister.

Photo : Radio-Canada / Travis Golby

Radio-Canada

Le chef du Parti progressiste-conservateur, Brian Pallister, a évoqué son amour pour le Manitoba et sa femme dont il vante la pizza lors d'une entrevue à Radio-Canada.

Il a confié prendre des conseils de son épouse et de ses plus vieux amis, craindre la perte de ses enfants, et rêver d’une province qui n’est plus jamais rien à envier aux autres. Nous sommes bénis de vivre ici, nous avons tellement de choses ici, a-t-il déclaré.

M. Pallister a également exprimé son dégoût pour les rumeurs, bien que son parti ait ciblé le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Wab Kinew, son plus proche rival avant les élections provinciales du 10 septembre, dans une série de publicités électorales baptisées "Wab Risk".

Après près de 17 années consécutives de gouvernement néo-démocrate au Manitoba, les conservateurs de Brian Pallister ont installé un gouvernement majoritaire avec 40 sièges à l'élection de 2016, faisant baisser le nombre de sièges du NPD de 37 à 14.

Brian Pallister, père, ancien membre du Parlement et consultant financier, a déclaré qu'il souhaitait conserver son poste et s’est ouvert le temps d’une entrevue.

Il s’est également exprimé sur ses thèmes de campagne.

Plus tôt cette année, le gouvernement Pallister a créé une commission chargée d’examiner les moyens d’améliorer le système scolaire manitobain de la maternelle à la douzième année.

Ce rapport n’a pas encore été publié, mais Pallister, un ancien instituteur, a répété jeudi que la qualité de l’éducation dans la province lui tenait à cœur.

Sa mère était également enseignante et sa sœur vient tout juste de prendre sa retraite.

Je ne serais pas premier ministre du Manitoba sans les chances qui m’ont été données par les enseignantes et enseignants dans le système scolaire, a-t-il souligné.

Photo d'archives du chef progressiste-conservateur Brian Pallister en 2016, entouré de candidats de son parti, devant un podium bleu qui dit, en anglais : « Réduire les frais d'ambulance, un meilleur plan pour un meilleur Manitoba ».

Lors de la campagne de 2016, Brian Pallister avait promis de réduire de moitié les frais d'ambulance dans la province : une promesse depuis accomplie.

Photo : Radio-Canada / Camille Gris Roy

Au cours de leur premier mandat, les progressistes-conservateurs ont commencé à travailler sur sept nouvelles écoles dans la province. Le parti a promis que 13 dont trois francophones seraient construites au cours des 10 prochaines années si son parti formait le prochain gouvernement.

En tant qu'enseignant, la lumière de l'apprentissage qui brille dans les yeux d'un enfant est une chose que vous n'oubliez jamais. Nous devons donc nous efforcer de faire en sorte que cette lumière brille plus souvent, a déclaré le candidat conservateur.

La possibilité de réduire le nombre de divisions scolaires au Manitoba est également à l'ordre du jour, a indiqué Brian Pallister. Il estime possible de faire beaucoup d’économie dans ce domaine du système d'éducation.

Le chef conservateur s’est également exprimé sur la santé, une problématique chère à son rival néo-démocrate, Wab Kinew.

Le gouvernement progressiste-conservateur a fait les investissements les plus importants dans les soins de santé et les réformes les plus importantes de l'histoire de la province, a-t-il déclaré.

Nous avons apporté plus d'améliorations dans le secteur des soins de santé au Manitoba au cours des quatre dernières années que dans toute autre province, et nous continuerons dans cette voie.

Radio-Canada a en revanche soumis des questions à propos de la francophonie, mais n’a pas encore obtenu de réponses.

Qui est Brian Pallister ?

En 2016, Brian Pallister devient le 22e premier ministre du Manitoba et remporte avec les progressistes-conservateurs 40 sièges sur 57.

Âgé de 65 ans, Brian Pallister est né dans une ferme à l’extérieur de Portage-la Prairie. Il a commencé sa carrière dans l’enseignement et a enseigné les sciences sociales au Collège William Morton de Gladstone. Il s’est ensuite orienté dans une autre voie et est devenu consultant financier et a créé son entreprise, Pallister Financial, en 1980.

Entré en politique en 1992 comme député provincial de Portage-la-Prairie, il est devenu député fédéral de la circonscription de Portage-Lisgar en 2000. En 2012, il prend les rênes du Parti rogressiste-conservateur du Manitoba.

Il est marié et père de deux filles.

Principaux enjeux

Pour le chef conservateur, l’enjeu de cette élection est la confiance : il affirme qu'il tiendra ses promesses, contrairement au NPD, qui les a brisées dans le passé, dit-il, en référence à l’augmentation de la taxe de vente provinciale décrétée sous le gouvernement de Greg Selinger, en dépit de la promesse de ne pas augmenter cette taxe.

Un grand homme, debout devant un micro, parle à une assemblée de journalistes. Derrière lui, une bannière qui indique « Getting the job done, Budget 2019 ».

Le premier ministre Brian Pallister, lors d'un point de presse après le dépôt du budget 2019 dans lequel le gouvernement annonce la baisse de la taxe de vente provinciale, de 8 à 7 %.

Photo : Radio-Canada / Camille Gris Roy

Les conservateurs misent sur un plan en cinq points qu’ils présentent sous la forme de garanties


PROMESSES PHARES DE LA CAMPAGNE

Le premier ministre du Manitoba Brian Pallister en chambre, à côté de son ministre de la Famille et du Travail (à g.), Cameron Friesen

Le premier ministre du Manitoba Brian Pallister en chambre, à côté de son ministre de la Famille et du Travail (à g.), Cameron Friesen

Photo : Radio-Canada

Moins de taxes : Les conservateurs s’engagent à ce que les Manitobains paieront 2020 $ de moins en taxes d’ici les quatre prochaines années s’ils sont élus.

Santé : d'investir 2 milliards de dollars en quatre ans pour le système de santé, recrutement de 200 infirmières en quatre ans, embaucher 80 ambulanciers en région rurale sur une période de quatre ans

Service public : réduire de 15 % les postes de gestionnaires gouvernementaux.

Éducation : Construction de nouvelles écoles

Emploi : Création de 40 000 nouveaux emplois, création d’un sommet manitobain de l'emploi, croissance, économique basés sur le secteur privé

Écologie : Conception d’un plan vert fait au Manitoba

Notre dossier sur les élections provinciales 2019 au Manitoba

Manitoba

Élections provinciales