•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Arsenic : « Ça va mettre le feu aux poudres »

Quelques manifestants attendaient le ministre Charette devant les bureaux du ministère de l'Environnement à Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Thomas Deshaies

Les membres du Comité Arrêt des rejets et émissions toxiques (ARET) de Rouyn-Noranda sont sortis déçus de leur rencontre avec le ministre de l’Environnement, Benoit Charette. Les membres promettent d’accentuer la pression face à une position qu’il considère outrageuse. La mairesse de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire, adopte quant à elle une position semblable à celle du ministre.

La porte-parole du comité citoyen qui lutte contre la pollution atmosphérique à Rouyn-Noranda, Valérie Fournier, est outrée par la position du ministre de l’Environnement.

Celui-ci a annoncé le statu quo lors de son premier passage à Rouyn-Noranda depuis le début de la crise de l’arsenic en mai. Il ne demandera donc pas une réduction des émissions d’arsenic à court terme. Nous on va accentuer la pression. On a plusieurs appuis encore qui s’ajoutent de jour en jour. On ne lâche pas le morceau. C’est de ramener le taux qui est à 3 nanogrammes par mètre cube, c’est ça qui est sécuritaire pour les citoyens, s’insurge-t-elle.

Une femme accorde une entrevue à la caméra.

Valérie Fournier, porte-parole du comité ARET

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

La députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, qui participait à un rassemblement en face du bureau régional du ministère de l’Environnement, estime que la position du ministre est inacceptable. Qu’on maintienne un statu quo, moi je trouve que cela n’a pas de bon sens. Dans une perspective qu’on veut protéger nos citoyens, c’est le risque zéro qui doit s’appliquer, tranche-t-elle.

Pourquoi ici à Rouyn-Noranda, on tolère que nos citoyens soient encore plus exposés que le reste du Québec? Je ne comprends pas ce deux poids, deux mesures, c’est inacceptable pour moi.

Émilise Lessard-Therrien, députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue

De l’aveu du ministre, la Fonderie Horne est l’entreprise de la province qui peut émettre le plus d’arsenic dans l’air.

Mme Lessard-Therrien s’attend à une levée de boucliers de la population. Moi je pense que ça va mettre le feu aux poudres puisque je pense que la mobilisation va se poursuivre. Je suis très déçue de ce que le ministre est venu non-annoncer aujourd’hui, a-t-elle conclu.

La mairesse adopte le même discours que le ministre

Rencontrée quelques heures après sa rencontre avec le ministre, la mairesse de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire, a quant à elle adopté un discours similaire à celui-ci du ministre. On souhaite connaître les impacts réels sur la santé, ce qu’on n'a pas encore, a-t-elle déclaré.

Diane Dallaire accorde une entrevue a la caméra dans son bureau.

Diane Dallaire, mairesse de Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

La Ville ne compte pas non plus exiger une réduction rapide des émissions d’arsenic, mais plaide pour des actions concrètes. Questionnée à savoir si la Ville souhaitait un échéancier pour une réduction des émissions d’arsenic, la mairesse a répondu qu’il fallait agir le plus rapidement possible, sans émettre d’objectifs plus précis.

La mairesse souhaiterait aussi avoir un porteur de dossier au gouvernement, puisque plusieurs ministères sont impliqués dans le dossier. Nous on demande de s’adresser à une personne pour pouvoir le plus rapidement possible faire des actions pour baisser le taux et rassurer notre population, a-t-elle conclu.

Abitibi–Témiscamingue

Politique provinciale