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Entrevue : le libéral Dougald Lamont veut créer des occasions favorables en français

Un homme photographié de près, dans un environnement extérieur, entouré de deux autres personnes en arrière-plan.

Dougald Lamont, lors du lancement de campagne du Parti libéral du Manitoba, le 8 août.

Photo : Radio-Canada / Gary Solilak

Radio-Canada

Radio-Canada a obtenu des entrevues avec les chefs des partis politiques pour discuter de leur vision de la francophonie. Dans ce premier texte, le chef du Parti libéral, Dougald Lamont, affirme vouloir favoriser le développement économique en français afin, entre autres, d'attirer plus d’immigrants francophones.

Selon Dougald Lamont, l’un des principaux défis auxquels font face les nouveaux arrivants francophones est qu’ils ne peuvent pas travailler en français. Il y avait un documentaire sur le français au Manitoba et il y avait de nouveaux arrivants qui parlaient des défis. Ce qu’il en ressortait, c’est qu’ils espèrent arriver ici et travailler en français, dit le chef libéral.

Il souhaite donc développer le nombre d'emplois en français pour attirer plus de gens dans la province et leur donner la chance de vivre et travailler en français. Dougald Lamont espère, grâce à cette stratégie, que la province s’approchera un peu plus de la cible de 7 % d’immigrants francophones, qui n’a jamais été atteinte.

En matière d’éducation, celui qui est candidat dans Saint-Boniface réaffirme que le Bureau de l’éducation française est une priorité.

La question de parler français au Manitoba, ce n’est pas une question de luxe, c'est une question de droit.

Dougald Lamont, chef du Parti libéral du Manitoba
Dougald Lamont, assis sur le coin de son bureau, montre un T-shirt noir avec l'inscription « Restez calmes, oui il y a des francophones hors Québec ».

Dougald Lamont s'est procuré ce T-shirt pour promouvoir la francophonie au Manitoba.

Photo : Radio-Canada / Gilbert Rowan

Il y a tellement d'élèves qui choisissent l'éducation française à travers le Manitoba, c'est une priorité pour nous. Être bilingues, c'est quelque chose d'important non seulement pour les élèves, mais aussi pour l'économie et les possibilités d'emploi.

Les francophones, peu évoqué dans la campagne

Il promet, par ailleurs, l’ajout de places dans des garderies francophones. On va créer des espaces de garderies et jusqu'à l'université. On veut améliorer le français de l'enfance jusqu'au postsecondaire.

Du côté de la santé, Dougald Lamont promet de faire en sorte que le français soit facilement accessible en créant des standards pour toute la province.

On veut s’assurer qu’il y ait toujours des services de santé en français.

Dougald Lamont, chef du Parti libéral du Manitoba

Il souhaite aussi mettre en place un système de bonus pour ceux qui sont bilingues.

Payer un peu plus les infirmières, les docteurs qui parlent français pour les encourager parce qu'il y a aussi des gens en régions qui parlent français. J'avais une rencontre avec des gens qui poussent pour les services de santé en français et qui disent que les gens qui ont des problèmes de démence perdent leur anglais. Donc, les services en français pour eux sont très importants, rappelle-t-il.

Qui est Dougald Lamont?

Élu chef du Parti libéral en octobre 2017, Dougald Lamont a choisi de se présenter dans Saint-Boniface pour l’élection partielle du 17 juillet 2018, remportant la circonscription longtemps représentée par l'ancien premier ministre néo-démocrate Greg Selinger.

Avec son entrée à la Chambre, les libéraux obtiennent le quatrième député dont ils avaient besoin pour regagner le statut de parti officiel, perdu en 1995.

Âgé de 50 ans, Dougald Lamont est né à Saint-Boniface. Sa mère était architecte, et son père, avocat. Détenteur d’un baccalauréat et d’une maîtrise en littérature anglaise de l’Université du Manitoba, il est bilingue. Il a notamment travaillé en tant qu’auteur, journaliste, professeur de littérature et éditeur, ainsi que comme conseiller auprès de plusieurs politiciens (dont Jon Gerrard, Sharon Carstairs, MaryAnn Mihychuk et Robert-Falcon Ouellette). Il s’est présenté une première fois dans Saint-Boniface en 2003, sans succès. Il a aussi perdu la course à la chefferie du parti en 2013, avant de remporter celle de 2017.

Il est marié et père de quatre enfants.

Principaux enjeux des libéraux

L’enjeu principal des libéraux est de maintenir le nombre de sièges qu’ils détenaient à la dissolution de la Chambre.

Trois des députés sortants chercheront à être réélus le 10 septembre : le chef, Dougald Lamont, Jon Gerrard et Cindy Lamoureux.

Gros plan sur Dougald Lamont, de profil, assis à son pupitre de député, les mains croisées.

Le chef du Parti libéral du Manitoba, Dougald Lamont, a rejoint les bancs de l'Assemblée comme député de Saint-Boniface.

Photo : Radio-Canada / Jeff Stapleton

Judy Klassen, députée de Kewatinook, dans le nord du Manitoba, a pour sa part choisi de faire le saut en politique fédérale. Son départ pourrait permettre au NPD de regagner cette circonscription, où les trois principaux partis présentent des candidats autochtones fortement engagés dans leur communauté.


Promesses phares de la campagne

Un politicien se tient derrière un lutrin, entouré de candidats qui le regardent.

Le chef du Parti libéral du Manitoba, Dougald Lamont (au centre), a annoncé son plan d'investissement dans les infrastructures de la province, entouré de quelques-uns des candidats de son parti.

Photo : Radio-Canada / Travis Golby

  • Environnement : agir pour le climat; améliorer la santé du lac Winnipeg; décontaminer les sols dans lesquels on trouve du plomb.
  • Santé : militer pour un programme national d’assurance-médicaments; éliminer les offices régionaux de la santé.
  • Services publics : investir dans le transport public; ne pas privatiser les organismes publics.
  • Petite enfance : créer 18 000 places en garderie.
  • Éducation : éliminer les barrières en injectant 5 millions dans l’accessibilité à l’éducation.
  • Sécurité : créer une police provinciale.
  • Économie : mettre en place une stratégie d’achat local; investir dans les infrastructures; brancher le Nord; créer une banque d’investissements.
  • Immigration : ajouter un volet de réunification des familles au programme de candidats du Manitoba.
Notre dossier sur les élections provinciales 2019 au Manitoba

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Politique provinciale