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Avoir le cancer à 9 ans : « Ça peut passer », dit Victor Landry

Victor a reçu beaucoup d'appui depuis l'annonce du diagnostic, l'an dernier.

Photo : Radio-Canada

Claude Bouchard

Il y a à peine un an, personne n’aurait pu prédire que la leucémie se développait chez Victor Landry. La veille de son hospitalisation, il était sur la glace avec son équipe de hockey. Voici le récit d’une famille pour qui tout a basculé en moins de 48 heures.

En novembre 2018, le personnel de l’ÉcolACTion avait constaté que Victor Landry était plus fatigué.

Il manquait d’énergie et de concentration en classe. Il revenait de ses récréations avec le teint pâle.

Au hockey, ses performances laissaient à désirer.

Sa mère, Karine Imbeau, a donc décidé de prendre rendez-vous chez son médecin pour en avoir le cœur net.

Il lui prescrit une prise de sang qui sera faite le lendemain.

Le 16 novembre, 30 minutes après le prélèvement, Karine Imbeau reçoit un appel de son médecin de famille.

Elle entend des mots comme hémoglobine, plaquettes et ne comprend presque rien.

Tout ce que j’entends, c’est : “Victor, il est où? Il doit se rendre à l'urgence maintenant avec Hugo. Ta place à toi n'est plus à l'école, mais auprès de ton fils. Fais pas d'accident, mais va directement à l'urgence".

Karine Imbeau, mère de Victor

Le soir même, ils comprennent que Victor a un cancer. Le choc est brutal.

J'étais surpris sur le coup. J'ai pleuré. Je me demandais ce qu'il se passait.

Victor Landry

Avec le temps, le diagnostic se précise. Une leucémique atypique.

Au lieu d'avoir une simple leucémie, soit amyloïde ou lymphoblastique, bien lui, il a les deux, explique Karine Imbeau.

Traitements à Québec

Le lundi suivant, Victor commence ses traitements au CHU de Québec-Université Laval.

Il déjoue même les prédictions de ses médecins.

On a fait le premier 32 jours et après le premier 32 jours, quand on a eu la ponction de moelle osseuse, on a vu que les résultats étaient beaux et que Victor répondait quand même très bien aux traitements, poursuit sa mère.

Victor dans une salle de traitement avec un masque sur le visage.

Victor au début de ses traitements, l'an dernier

Photo : Courtoisie : Karine Imbeau

Actuellement, Victor a toujours un traitement de chimiothérapie par semaine à l’hôpital de Chicoutimi.

Il a repris suffisamment de force pour recommencer l’école.

Mais attention, il faut le prémunir contre les virus.

Selon son enseignante, ses camarades de classe font tout pour le garder avec eux.

Je vous dirais que ce sont mes chiens de garde. Dès qu'un adulte rentre : "Est-ce que tu as lavé tes mains? Va te nettoyer". Ils veulent qu'il reste avec nous.

Caroline Pedneault, enseignante de Victor
Victor fait une grimace à la caméra.

Victor lors d'un cours d'éducation physique

Photo : Radio-Canada

Mois de la sensibilisation au cancer chez l’enfant

Victor est l’un des deux ambassadeurs régionaux du mois de sensibilisation au cancer pédiatrique de Leucan.

Avec les avancées de la science, l’association affirme que les chances de survie des enfants qu’elle soutient sont excellentes.

On a quand même un taux de survie de 82 %. Bon, vous me direz les 18 %, oui. Ils n'ont pas tous la même chance, mais nous, on s'accroche à ça.

Jacques Tremblay, directeur provincial, Leucan

Pour le moment, Victor surprend le corps médical en raison de toutes les activités qu’il parvient à accomplir.

Lors du Défi ski Leucan, ça a été le seul enfant en traitement à skier, souligne son père, Hugo Landry.

Toutefois, chaque patient réagit différemment aux traitements et il est impossible de prévoir la suite des choses.

Les parents de Victor en entrevue

Les parents de Victor, Karine Imbeau et Hugo Landry, ont espoir de voir leur fils se remettre de son cancer.

Photo : Radio-Canada / Yves Bergeron

Ses parents sont optimistes, mais restent lucides.

Il peut faire la prochaine année et passer comme dans du beurre et que ça aille numéro un, comme on peut arriver en janvier, qu’il a mal partout et qu’il n’est pas capable de faire d’activités, explique Hugo Landry. Personne ne peut savoir.

Victor, lui, ne s’est jamais découragé. Il est déterminé à reprendre une vie normale.

Il y a plein de recherche, ça s’améliore. Ça peut passer.

Victor Landry,

Cette semaine, Victor entame un camp de sélection de hockey. Il n’a pas dit son dernier mot.

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Saguenay–Lac-St-Jean

Cancer