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Élections Canada sur un pied d'alerte à l'approche du scrutin

Une femme remplit un bulletin de vote.

Le Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS), la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et Affaires mondiales Canada vont conjuguer leurs efforts à ceux d'Élections Canada pour assurer l'intégrité du processus électoral.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

En préparation depuis quatre ans, l'élection générale de 2019 se tiendra dans un contexte unique. Pour la première fois, la menace d'ingérence étrangère dans le processus démocratique provoque un branle-bas de combat et impose une coordination jamais vue entre les agences de renseignement et Élections Canada. Incursion dans le quartier général électoral à quelques jours du déclenchement tant attendu.

Stéphane Perrault en a vu d'autres. Si l'élection générale du 21 octobre prochain est sa première à titre de directeur général des élections (DGE), ce scrutin sera son quatrième à Élections Canada. Malgré son expérience, il admet que la 43e élection générale dans l'histoire canadienne sera différente des autres.

« On a vu ce qui est arrivé aux États-Unis, en Europe; donc toute la question de la sécurité électorale a pris une importance particulière. Ça nous a amenés à travailler beaucoup plus étroitement avec des partenaires gouvernementaux avec qui on avait des relations beaucoup plus distantes auparavant », explique Stéphane Perrault en entrevue à l'émission Les coulisses du pouvoir.

Pour la première fois, le Service canadien de renseignement de sécurité (SCRS), la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et Affaires mondiales Canada, notamment, vont unir leurs efforts à ceux d'Élections Canada pour assurer l'intégrité du processus électoral en cas d'ingérence étrangère. En janvier, le gouvernement fédéral annonçait aussi la création d'une cellule de crise réunissant de hauts fonctionnaires et chargée de communiquer rapidement toute tentative d'ingérence étrangère.

Une étude fédérale estime par ailleurs qu'en 2018, des cybermenaces ont ciblé le processus démocratique de la moitié des démocraties qui tenaient des élections générales.

Stéphane Perrault, directeur général des élections.

Stéphane Perrault, directeur général des élections.

Photo : Radio-Canada

Dans ce contexte, Stéphane Perrault craint-il l'intervention d'un pays en particulier, comme la Russie ou la Chine, qui pourraient vouloir nuire au bon déroulement du scrutin?

Le DGE reste prudent et indique se soucier surtout de l'information qui circulera à propos de la date du scrutin, de l'identification des électeurs ou de la localisation des bureaux de vote.

Ma préoccupation n'est pas la source, est-ce que c'est étranger ou domestique, etc. Il y a des agences qui ont cet intérêt-là, comme les Affaires mondiales ou le SCRS. Moi, mon intérêt, c'est de m'assurer que l'information sur le processus électoral [...], c'est l'information juste. S'il y a de la désinformation qui porte sur autre chose et qui vient de l'étranger, ça tombe dans un autre mandat, qui est celui des autres agences, indique-t-il.

En contact régulier depuis deux ans, tous les acteurs canadiens ont un rôle bien défini durant l'élection. Le DGE assure que rien ne sera laissé au hasard.

On a fait différents scénarios, à différents niveaux, dans chacune des organisations, séparément et ensemble [...] pour que les choses ne tombent pas entre deux chaises.

Stéphane Perrault, directeur général des élections
Notre dossier Élections Canada 2019

Suivi serré des médias sociaux

Les bureaux d'Élections Canada à Gatineau ont des airs de ruche, à un peu plus d'un mois du jour J.

Parmi les centaines d'employés, toute une équipe suit de près ce qui s'écrit sur les médias sociaux à propos du scrutin, et ce, dans une vingtaine de langues. Avec différents outils informatiques, Élections Canada gardera un œil sur certains mots-clés.

On sait que l'information circule vite sur les médias sociaux, et quand on voit que de faux renseignements ont de l'ampleur ou ont du potentiel [pour] prendre de l'ampleur, on [doit] intervenir et envoyer des messages sur nos réseaux pour informer les électeurs avec l'information juste, illustre Stéphane Perrault.

Le DGE souligne toutefois qu'Élections Canada ne fait qu'une surveillance des commentaires publics exprimés sur Facebook et Twitter, par exemple.

L'entrevue complète avec Stéphane Perrault sera diffusée à l'émission Les coulisses du pouvoir dimanche, à 11 h (HAE), sur ICI TÉLÉ et ICI RDI.

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