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Le défenseur géant Vincent Desharnais au camp des Oilers… ENFIN!

Vincent Desharnais bloque un adversaire durant un match de hockey universitaire.

Le défenseur Vincent Desharnais a joué pendant quatre saisons avec les Friars de Providence

Photo : FRIARS DE PROVIDENCE COLLEGE/RICH GAGNON

Patrick Henri

Trois ans après avoir été repêché par les Oilers, Vincent Desharnais réalise enfin un rêve: il prend part à son premier camp d’entraînement dans la LNH. Depuis jeudi, il participe au camp des recrues des Oilers, à Edmonton.

Détenteur d’un baccalauréat en gestion assorti d’une mineure en finances, il compte maintenant mettre toute son énergie sur le sport qui le passionne.

Le défenseur de 2,01 mètres (6 pieds 6 pouces) a passé quatre saisons avec les Friars du Collège Providence, une université située dans le Rhode Island.

Les règles de l’association qui régit le sport universitaire aux États-Unis (NCAA) interdisent aux joueurs de prendre part à des camps professionnels.

Desharnais a pu participer au camp annuel de développement des Oilers durant l’été (à ses propres frais), mais jamais au camp qui met la table pour la nouvelle saison.

Enfin! Ça a été long. Les quatre années ont été agréables, mais ça n’a pas été facile.

Vincent Desharnais

Même si les Oilers ont fait le plein de défenseurs depuis qu’ils l’ont sélectionné, Desharnais n’a jamais pensé quitter les études pour se joindre immédiatement à l’organisation, comme le font beaucoup de joueurs qui évoluent au sein d’une université américaine.

Les études ont toujours été importantes pour moi et j’ai toujours voulu avoir un plan B, affirme celui qui a reçu plusieurs mentions honorifiques pendant ses études universitaires.

Le défenseur Vincent Desharnais livre ses impressions avant le début du camp des Oilers

Inspiré par Zdeno Chara et Connor McDavid

De plus en plus de formations dans la LNH se tournent maintenant vers des défenseurs plus petits et plus rapides. Desharnais en est bien conscient, c’est pourquoi depuis huit ans, il travaille avec avec l’ex-patineuse artistique Nathalie Olivier.

En deux mois durant l’été, c’est incroyable tout le progrès que je peux accomplir, dit-il. Je regarde patiner Connor McDavid et je me motive en me demandant comment je pourrais être aussi rapide que lui.

Desharnais n’est pas dupe, il sait que c’est peu probable qu’il patine aussi vite que le capitaine des Oilers, mais il se dit que s’il arrive à lui donner un peu de fil à retordre dans des situations à un contre un durant le camp, il pourra alors se mesurer à n’importe qui.

Comme Providence est à environ 80 km de Boston, le défenseur originaire de Laval a souvent eu la chance de voir à l’œuvre Zdeno Chara des Bruins, le plus grand joueur de la LNH à 206 cm (6 pieds 9 pouces).

J’aime le style de Chara et je tente de m’inspirer de la façon dont il joue. Je ne suis pas aussi rude que lui, je me concentre surtout sur mon jeu défensif.

La fiche offensive de Desharnais s’est améliorée chaque année avec les Friars. À sa dernière saison, il a inscrit cinq buts et huit mentions d’aide en 42 parties. Il a terminé au troisième rang des marqueurs, parmi les défenseurs de l’équipe, même s’il n’a pratiquement jamais vu d’action durant les avantages numériques.

Déjouer les experts

Desharnais est habitué de déjouer les experts. À ses débuts avec Providence, il était considéré comme huitième défenseur de l’équipe. À sa dernière saison, il était le capitaine de la formation.

Partout où je suis passé, on disait de moi : "oui, il est bon, mais..."

Vincent Desharnais

Celui qui a passé une saison dans la Ligue de hockey junior A de la Colombie-Britannique (BCHL) a été sélectionné au septième tour du repêchage amateur en 2016 (183e au total).

Les chances d’un choix de septième tour d’accéder à la LNH sont moins élevées que celles d’un choix de premier tour, mais elles existent. Vincent Desharnais espère le démontrer.

Dès la fin de ses études, le grand défenseur avait le choix de s’entendre avec Edmonton ou de devenir joueur autonome. Il espérait pouvoir signer un premier contrat (entry level), mais ce n’est pas l’offre que l’équipe qui l’a sélectionné lui a faite.

Les Oilers lui ont offert un contrat de la Ligue américaine. Cela signifie qu’il peut jouer pour l’équipe-école, les Condors de Bakersfield, ou dans la ECHL.

Desharnais dit avoir pensé à refuser l’offre, mais en fin de compte, il sait qu’il aurait joué dans la Ligue américaine, même avec un premier contrat LNH. Plutôt que de tenter sa chance avec une autre formation, il a choisi de rester à Edmonton, car son expérience lors des camps de développement estivaux lui a permis de bien connaître l’organisation.

Dans ses discussions avec l’équipe, on lui a dit qu’on tenait à lui, car malgré le grand nombre de jeunes défenseurs au sein de l’organisation, aucun ne pratique le même style de jeu que lui.

Si son rêve de jouer dans la LNH ne se réalise pas, il sait qu’il pourra se tourner vers son plan B et se trouver un emploi dans le monde des affaires. Mais il ajoute que le plan B reste un plan B.

Alberta

Hockey