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L’ex-otage Joshua Boyle dit avoir marié une femme violente

Un montage photo de Joshua Boyle et Caitlan Coleman, à l'extérieur en hiver.

Joshua Boyle et Caitlan Coleman photographiés séparément au palais de justice d'Ottawa le 27 mars 2019 (archives)

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Claudine Richard

Sans hésitation, Joshua Boyle a accusé Caitlan Coleman de violence conjugale en contre-interrogatoire vendredi à son propre procès pour séquestration, agressions sexuelles et voies de fait envers son ex-conjointe.

À la barre des témoins, l’accusé s’est défendu contre les 17 chefs d’accusation qui pèsent contre lui et desquels il a plaidé non coupable.

Alors que la couronne questionnait M. Boyle sur sa relation avec Caitlan Coleman avant leur mariage, en 2011, l’ex-otage canadien a affirmé avoir craint pour sa sécurité à certains moments où il se trouvait en présence de son ex-conjointe.

Me faire griffer, gifler ou égratigner m’arrivait probablement deux fois par semaine, a soutenu Joshua Boyle à sa troisième journée à la barre des témoins.

L’accusé dit n’avoir jamais retourné la pareille. Les violences physiques se seraient même poursuivies après le mariage, lorsqu'ils ont été pris en otages en Afghanistan. 

Les coups de pied, pendant que je dormais, c’était alors qu’on se trouvait en Afghanistan.

Joshua Boyle

Joshua Boyle a expliqué à la Couronne qu’il a choisi de l’épouser malgré sa violence alléguée et ses autres problèmes.

S’il est vrai que madame Coleman avait tous ces combats, parfois verbaux, d’autres fois s’en prenant à vous physiquement, si toutes ces actions s’avèrent vraies, jamais vous n’auriez accepté de la marier, a rétorqué Jason Neubauer, avocat de la Couronne.

Le témoignage de l’accusé est diamétralement opposé à celui de la présumée victime, Caitlan Coleman. Mme Coleman a déclaré en cour que son mari la punissait souvent physiquement lorsqu'elle se disputait avec lui ou ne se conformait pas à ses souhaits.

C’est elle qui aurait été victime de violences psychologiques et verbales, par exemple de gifles et d'autres coups, lors du début de leur relation.

La Couronne met à l’épreuve la crédibilité de l’accusé

Afin de mettre à l’épreuve la crédibilité de l’accusé, la Couronne a demandé au juge Peter Doody la permission d’entendre à nouveau une partie du témoignage de Janice Unger, une responsable d'Affaires mondiales Canada qui avait accompagné la famille à bord de l'avion pour rentrer au Canada. Mme Unger avait décrit l’accusé comme un homme colérique et dominateur dans les jours qui ont suivi la libération du couple et de ses enfants, nés en captivité.

Le juge a accepté que la Couronne utilise ce témoignage dans son contre-interrogatoire seulement parce que l’accusé, lui-même, a évoqué son bon caractère pour se défendre.

On ignore à quel moment ce témoignage pourra être présenté à nouveau en cour.

M. Boyle et sa femme avaient été enlevés en 2012 par des extrémistes lors d'un voyage de randonnée en Afghanistan; ils ont été libérés cinq ans plus tard par les forces pakistanaises.

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