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Le grand défi du Tor des Géants pour quatre coureurs d'Ottawa et Gatineau

Quatre coureurs extrêmes prennent la pose dans les montagnes italiennes.

Richard Turgeon, Éric Deshaies, Benoît Létourneau et Guy Doiron dans les alpes italiennes pour la course Tor des Géants.

Photo : Gracieuseté de Richard Turgeon

Jonathan Jobin

Un quatuor de la région d'Ottawa a entamé un des périples les plus exigeants de la planète dans les courses d'endurance à pied. Richard Turgeon, Benoît Létourneau, Éric Deshaies et Guy Doiron, de Gatineau et Ottawa, ont pris le départ du Tor des Géants, en Italie, dimanche.

Cette course extrême dans les Alpes italiennes, au départ de Courmayeur, au pied du mont Blanc, se déroule sur un parcours de 330 km avec un dénivelé de plus de 25 000 mètres.

Ça s'appelle le Tor des Géants parce que tu visites tous les grands cols de la Vallée d’Aoste qui est dans les Alpes italiennes. Côté paysage, ça va être incroyable, explique un des coureurs, Benoît Létourneau.

Les gagnants remportent habituellement la course en 75 heures environ, mais les participants doivent terminer le parcours en moins de 150 heures.

C’est extrêmement spectaculaire. De se retrouver dans des endroits comme ça et de se challenger, c’est un grand plaisir, même s’il y a de la souffrance à travers ça, précise Richard Turgeon.

Trois des quatre amis ont participé ensemble à la course du Moab l’an dernier dans le désert américain. Prendre le départ du Tor des Géants était une suite logique pour eux.

On cherche à pousser nos limites. On a fait plusieurs autres courses avant, plus petites. Ensuite viennent les marathons, et les 60 km, tu fais des 100, des 200, et ensuite tu cherches toujours à voir jusqu'où tu peux te rendre, rigole M. Turgeon.

Des coureurs s'entraînent dans les montagnes en Italie.

Un entraînement dans les alpes italiennes.

Photo : Gracieuseté de Richard Turgeon

Il y a un aspect altitude aussi [au Tor des Géants]. La course se passe en moyenne à 2000 m avec des sommets à 3300. La météo entre aussi en ligne de compte. Il va faire froid et il peut neiger. Le climat peut varier beaucoup à cause de l'altitude.

Richard Turgeon, coureur

Les athlètes gatinois espèrent tous courir en moins de 100 heures, ce qui représente tout de même quatre jours de course dans des conditions difficiles et avec du sommeil au compte-goutte.

C’est très difficile de déterminer en combien de temps on va courir parce que c’est un environnement hors du commun. Des montagnes comme ça on n’en a pas à Ottawa et Gatineau. Il n’y a pas beaucoup de participants qui le font en bas de 100 heures. Si on court entre 90 et 110 heures, ce sera très bon, calcule Benoît Létourneau.

Même si les comparses ont des objectifs semblables et partent à l’aventure ensemble, ils ne s’attendent pas à passer beaucoup de temps en groupe au cours des prochains jours.

Deux coureurs s'entraînent en montagne.

Richard Turgeon et Benoît Létourneau s'entraînent dans les Alpes.

Photo : Gracieuseté de Richard Turgeon

Nous aurons des baisses de régime qui ne seront pas les mêmes. Il y a des moments où un coureur ira super vite et d’autres où il sera en détresse. Si nous sommes au même endroit en même temps, on court ensemble et c'est correct. Mais on ne va pas chercher à faire le trajet ensemble, expliquent presque simultanément les deux coureurs.

Les coureurs seront tous munis d’un système de bracelet GPS qui permettra de les suivre à la trace pendant leur parcours (Nouvelle fenêtre).

Tout au long du trajet, ils croiseront des bases de vie, souvent dans un village, qui leur permettront de se ravitailler, de dormir si nécessaire, et d’obtenir de l’aide médicale au besoin.

Ottawa-Gatineau

Course