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De l'eau potable pour La Martre en 2022

La Martre en Gaspésie

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Jean-François Deschênes

La construction du réseau de 7,2 millions de dollars devrait commencer dans un an et demi. Si tout va bien, les résidents de La Martre pourront boire l’eau potable au printemps 2022.

Ainsi, 80 résidences et commerces seront branchés au réseau sur environ 120.

Le maire, Yves Sohier, rappelle que l'avis de faire bouillir l'eau a été émis en avril 2000. Depuis, 20 puits ont été creusés avant de trouver le bon.

Pour le maire, ce projet s'est éternisé inutilement.

Il fallait faire nos devoirs et certains conseils ont lésiné sur ce dossier qui était d’une importance primordiale. Toutes les fois qu’on avait un nouveau conseil qui était établi, ça prenait deux ans avant de connaître le dossier parfaitement et pouvoir le faire avancer. M. Sohier dit s'être donné cette priorité lorsqu'il a été élu il y a cinq ans. Je me suis donné comme honneur et comme but de poursuivre ce dossier-là pour essayer de le faire déboucher enfin après 20 ans.

Normalement, ça aurait dû se faire beaucoup plus vite. C’est un vrai chemin de croix. C’est sûr que c’est long. Il faut mettre du travail et de l’acharnement pour en arriver où ce qu’on en est aujourd’hui.

Yves Sohier maire de La Martre
Le maire regarde un tuyau qui sort du sol.

Le maire, Yves Sohier, calcule que 20 puits ont été creusés pour trouver de l'eau potable. Les recherches ont coûté 500 000 $ à la communauté.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Il y aura une augmentation de taxes pour ce service en eau potable, mais combien? Le maire Yves Sohier garde les réponses pour la soirée d'informations qui aura lieu mercredi soir au bureau municipal.

Il rappelle que 5 % de la facture doit être assumé par la communauté. . Il faut ajouter à cela d'autres frais notamment ceux liés à la sécurité.

Des éléments du projet contribueront à diminuer le montant que les contribuables devront payer.

Il va y avoir un impact sur le compte de taxes bien entendu avec cette facture-là. Mais d’un autre côté, en ayant des bornes-fontaines, les assurances habitations devraient baisser considérablement et on n’aura plus besoin d’acheter de l'eau potable, cette eau embouteillée que l’on achète depuis tout de même 20 ans.

De l'eau coule dans un contenant.

Le maire calcule que les tests d'eau hebdomadaires ont coûté 60 000 $ à la Municipalité depuis l'avis d'ébullition en avril 2000.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Un avis de faire bouillir l'eau qui date de 19 ans

L'avis de faire bouillir l'eau à La Martre est en vigueur depuis le 24 août 2000 lorsque Québec a resserré ses normes dans la foulée du scandale de l'eau contaminée de Walkerton en Ontario et qui a fait sept morts.

Pointes de flèche

Au bureau municipal de La Martre, d'anciens vestiges datant de 8000 à 9000 ans, dits paléoindiens, sont exposés

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Site historique micmac

Le nouveau réseau d’eau potable traversera des sites historiques micmacs.

Il  faudra laisser le temps aux archéologues pour faire des recherches au fur et à mesure que les travaux d’excavation auront lieu.

Ces recherches obligatoires coûteront à elles seules un peu plus de 400 000 $ dollars et seront aussi payées à la hauteur de 95 % par le gouvernement.

Le maire espère encore diminuer la facture imposée pour ces fouilles.

La Municipalité va avoir 5 % à absorber. Je vais entrer en communication dans les semaines à venir avec le ministère de la Culture pour essayer de trouver une entente pour pouvoir partager cette facture-là.

Intérieur du commerce.

Le Magasin général de La Martre

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Difficile à croire

La mauvaise qualité de l'eau rend la vie difficile à la copropriétaire du Magasin général de La Martre, Jocelyne Cleary, qui doit faire bouillir l'eau avant de cuisiner.

Elle a peine à croire que ce projet se réalisera un jour.

Dame devant un four sur lequel il y a une bouilloire.

La copropriétaire du Magasin général de La Martre, Jocelyne Cleary.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Je me demande si on peut croire encore au père Noël en 2019 parce que ça fait 26 ans qu’on entend toujours la même chanson, la même chanson, la même chanson... C’est toujours un éternel recommencement. En tout cas, il faut se croiser les doigts et j’espère qu’il va y avoir une fin un moment donné.

Jocelyne Cleary, copropriétaire, MAgasin général de La Martre
Route avec une pancarte pour signaler une courbe.

Cette courbe de la route 132 doit-être modifiée et le pont doit être réparé par le ministère des Transports. Le maire croit que les travaux pourraient être effectués en même temps que le projet d'eau potable.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Pont et route 132

Le maire espère que le ministère des Transports profitera des travaux du réseau d'aqueduc pour réparer le pont et la courbe de la route 132 qui est considérée dangereuse.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Santé publique