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Blocus à l’usine Nemak : les employés persistent malgré l'injonction de retour au travail

Une femme tient un pancarte assise accompagnée de son fils

« Gardez les emplois au Canada, j'aurai besoin d'un emploi dans le futur », peut-on lire sur cette pancarte tenue par la conjointe d'un travailleur de Nemak.

Photo : Radio-Canada / Rose St-Pierre

Marine Lefèvre
Rose St-Pierre

L’usine Nemak de Windsor est toujours paralysée par ses employés syndiqués au lendemain d'une ordonnance qui exige du syndicat de cesser toutes ses activités de grève.

Vendredi, les employés de l'usine de fabrication de pièces automobiles Nemak occupaient toujours l'entrée de l'usine à Windsor, poursuivant ainsi un blocus entamé en début de semaine, et ce, même si un ordre de la Cour les en empêche.

La Cour supérieure de justice de l'Ontario a ordonné jeudi au syndicat Unifor, qui soutient les employés de l’usine de fabrication de pièces automobiles Nemak, de se conformer à la décision de la Commission des relations de travail de l'Ontario de cesser toutes ses activités de grève.

La police de Windsor, des représentants de l'entreprise et des représentants syndicaux ont parlementé à deux reprises pour négocier l'entrée de certains représentants de l'entreprise, entre autres, pour assurer certaines tâches administratives.

Les policiers ont aussi tenté d'escorter les dirigeants de l’usine à l’intérieur, mais le syndicat s’est opposé à cette escorte.

Nous ne les laissons pas entrer pour l’instant, a expliqué John D’Agnolo, le président de la section locale 200 d’Unifor.

Les travailleurs protestent contre la décision de l'entreprise de fermer les portes de l’installation de Windsor au milieu de l'année 2020, au lieu de 2022 comme prévu dans une entente antérieure.

Tôt vendredi matin, les dirigeants syndicaux ont déclaré que le blocus demeurerait quoi qu'il arrive.

Les avocats ne nous ont pas encore donné d'instructions. On va les attendre, a souligné John D'Agnolo, sans fermer la porte à de nouvelles négociations.

Selon lui, la plupart des personnes qui ont participé au blocus de vendredi matin n'étaient pas des employés de Nemak, mais des partisans d'autres sections locales du syndicat. Des membres de la Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario et de la Fédération des enseignantes et des enseignants de l'élémentaire de l'Ontario sont venus appuyer les travailleurs de Nemak.

Windsor

Relations de travail