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Entente signée pour l’établissement de l’Université de l’Ontario français

Photo en mosaïque de deux femmes blondes

La ministre des Affaires francophones Caroline Mulroney et la ministre fédérale des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly.

Photo : La Presse canadienne / Patrick Doyle/Mark Blinch

Myriam Eddahia
Jean-François Morissette

Après de longues tractations, le gouvernement fédéral et la province de l'Ontario signent officiellement une entente pour le financement et l'établissement de l'Université de l'Ontario français (UOF), ont annoncé conjointement Mélanie Joly, ministre fédérale des Langues officielles et de la Francophonie, et Caroline Mulroney, ministre des Affaires francophones.

Les deux gouvernements souhaitaient conclure une entente avant le déclenchement des élections fédérales.

Un premier protocole d'entente avait été envoyé lundi par le bureau de la ministre Mélanie Joly au ministre de la Formation et des Collèges et Universités, Ross Romano, et à la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney.

Jeudi, les ministres ontariens ont renvoyé une contre-proposition avec certains changements clés, notamment le retrait d'une clause qui visait à protéger Ottawa dans le cas où le gouvernement ontarien ne serait plus en mesure de fournir le financement [nécessaire] dans les délais prévus.

Cette clause figure finalement dans l'entente signée qui a été annoncée samedi.

Ottawa obtient ainsi l'assurance du gouvernement Ford que le projet de l'Université de l'Ontario français sera bel et bien mené à terme.

Selon les clauses de l'entente, Ottawa assumera 50 % du coût total du projet, qui est évalué à 126 millions de dollars, mais devra débourser l'entièreté du montant pour les quatre premières années.

Le gouvernement Ford, lui, assumera les dépenses pour les années suivantes.

Par voie de communiqué, la ministre des Affaires francophones, Caroline Mulroney, s'est dite satisfaite d'en être arrivée à une entente.

Notre gouvernement reconnaît la contribution exceptionnelle de la communauté francophone au développement social, culturel et économique de la province. Nous reconnaissons également l’importance d’une université gouvernée par — et pour — des francophones en Ontario, a-t-elle déclaré par voie de communiqué.

La ministre Joly s'est également réjouie de l'entente.

On crie victoire. C'est une bonne nouvelle pour les Franco-Ontariens. C'est une bonne nouvelle pour tous les francophones au travers du pays.

Mélanie Joly

Selon la ministre Joly, cette entente démontre que la mobilisation populaire qui a suivi la décision du gouvernement Ford d'éliminer le financement de l'Université de l'Ontario français a porté ses fruits.

Une femme devant des écrans.

La ministre fédérale des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly.

Photo : Radio-Canada

Des négociations devront avoir lieu au cours des prochaines semaines avec l'équipe de l'UOF pour déterminer les prochaines étapes.

Depuis des semaines, les deux paliers de gouvernement se renvoyaient la balle à coups de déclarations publiques et de lettres.

Une victoire pour les Franco-Ontariens

Du côté de l'Assemblée de la francophonie, le président Carol Jolin estime que  cette entente est la plus grande victoire depuis la lutte pour la sauvegarde de l'hôpital Montfort.

Cette victoire, c’est la victoire de toute une communauté! Voilà un triomphe de plus dans les annales franco-ontariennes et de la jeunesse franco-ontarienne, a-t-il déclaré.

Un homme en entrevue.

Le président de l'AFO, Carol Jolin.

Photo : Radio-Canada

Par ailleurs, il ajoute que cette entente permettra aux jeunes étudiants francophones de l'Ontario de onzième année d'avoir une opportunité supplémentaire d'étudier dans leur propre langue.

La présidente du Conseil de gouvernance de l’UOF, Dyane Adam, croit que cette entente vient dissiper toute incertitude et donne l’oxygène nécessaire pour poursuivre la lancée de la première université autonome de langue française de l’Ontario.

À partir de maintenant, nous avons les garanties nécessaires pour prendre les décisions qui s’imposent en vue d’arrêter le choix du site de l’université et pour démarrer la campagne de financement, a-t-elle raconté.

Pour la présidente de Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), Karelle Sikapi, cette entente est une victoire pour les jeunes de la province.

C’est un jour important qui passera à l’histoire pour nos communautés francophones. Cela fait plus de 40 ans que nos communautés militent activement pour avoir accès à une institution universitaire par et pour les francophones, ont déclaré conjointement Marie-Pierre Héroux et Radi Shahrouri, coprésidente et coprésident du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO).

L'Université de l'Ontario français pourrait accueillir ses premiers étudiants en 2021.

Toronto

Politique provinciale