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  • Archives
  • Aux origines des langues officielles du Canada

    Enseigne en français et en anglais de l'entrée du Parlement du Canada.

    La Loi sur les langues officielles est entrée en vigueur le 7 septembre 1969.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Il y a 50 ans, l’anglais et le français devenaient les langues officielles au Canada avec l’entrée en vigueur de la loi C-120. Retour en archives sur cette pièce majeure du premier mandat du gouvernement de Pierre Elliott Trudeau.

    Maintenant, c'est officiel qu'au Canada les deux langues sont égales, le français et l'anglais. Et que tout citoyen canadien, soit d'expression française, soit d'expression anglaise, aura le même droit de s'approcher à son gouvernement fédéral dans la langue de son choix.

    Le ministre de la Justice John Turner en 1969

    Entre l’interprétation de la Loi sur les langues officielles et son application, il y a tout un pas à franchir. Voilà la prémisse du journaliste Simon Durivage dans l’émission Présent du 9 septembre 1969.

    Présent 2e édition nationale (audio), 9 septembre 1969

    Entrée en vigueur le 7 septembre 1969, la loi C-120 stipule qu'aux fins du Parlement et du gouvernement du Canada, l’anglais et le français sont les langues officielles du pays.

    Au micro de l’émission radio, le ministre de la Justice, John Turner, vient défendre cette grande promesse électorale du gouvernement de Pierre Elliott Trudeau qui devient maintenant réalité.

    Alors que le journaliste Simon Durivage avance que l’ambiance est plutôt hostile pour les Canadiens français à Ottawa, le ministre souligne les progrès accomplis pour mieux les accueillir.

    John Turner soutient qu’on ne peut pas changer le visage de la fonction publique en une seule année. Il a cependant confiance que la Loi sur les langues officielles permettra d’accomplir un chemin énorme.

    La Loi sur les langues officielles étend le droit à des services du gouvernement fédéral en anglais et en français. Elle crée également le poste de commissaire aux langues officielles.

    « Nous allons assister d’avoir un pays bilingue », affirme le ministre du gouvernement Trudeau. « Pas un pays où tout le monde parle deux langues. Pas un pays où le bilinguisme est obligatoire. Mais un pays où les institutions, surtout les institutions fédérales, sont accessibles dans les deux langues d’une façon égale. »

    Une fonction publique bilingue

    En avril 1966, le premier ministre Lester B. Pearson avait déjà annoncé dans un discours au Parlement une loi sur les langues officielles.

    Un important programme d’enseignement des langues au sein de la fonction publique fédérale en avait découlé.

    Langue vivante, 17 février 1968

    Comme en témoigne ce reportage à l’émission Langue vivante du 17 février 1968, l’apprentissage d’une seconde langue représente tout un défi de carrière pour les fonctionnaires fédéraux.

    « Nous sommes réellement fiers de notre produit », affirme le directeur de l'enseignement des langues de la Fonction publique du Canada sur son programme de 1 200 heures pour apprendre le français.

    C’est un premier pas franchi vers le bilinguisme de la fonction publique.

    Pierre Elliott Trudeau sur les langues officielles

    À l’automne 1968, la présentation du projet de loi entraîne des débats prolongés aux Communes, bien que tous les partis s’entendent sur le principe d’une loi sur les langues officielles.

    La loi C-120 exige aussi des négociations entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux.

    Conférence fédérale-provinciale sur la constitution, 10 février 1969

    Cet extrait de discours du premier ministre Pierre Elliott Trudeau est prononcé le 10 février 1969 à la Conférence fédérale-provinciale sur la constitution.

    On y comprend que la loi sur les langues officielles s’inscrit dans le programme de « la société juste » que le gouvernement libéral souhaite établir au Canada.

    Le premier ministre Pierre Elliott Trudeau considère comme fondamentaux les droits linguistiques des Canadiens.

    « Nous voulons respecter la langue des deux principales communautés linguistiques au pays », déclare-t-il dans son discours.

    Le 2 mars 1970, quelques mois après le début de l’application de la loi C-120, c’est Keith Spicer qui sera nommé comme premier commissaire aux langues officielles.

    50 ans plus tard, plusieurs organismes, dont la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), demandent à ce que la Loi sur les langues officielles du Canada soit modernisée.

    Le premier ministre Justin Trudeau en a fait un engagement. Au printemps 2019, la ministre Mélanie Joly lançait déjà un vaste chantier de consultation en ce sens.

    La dernière révision de la loi remonte au gouvernement de Brian Mulroney en 1988.

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