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Les géants de la technologie lancent le « deepfake challenge » pour contrer la désinformation

Une femme dans une cuisine côte-à-côte avec une version "deepfake" d'elle-même.

Une démonstration d'un hypertrucage dans une vidéo publiée vendredi par Facebook.

Photo : Capture d'écran - YouTube

Agence France-Presse

Faciliter la détection des vidéos truquées par des outils d'intelligence artificielle : tel est l'objectif du défi de l'hypertrucage, ou « deepfake challenge », lancé jeudi par des entreprises de la technologie et des universitaires.

Financée à hauteur de 10 millions de dollars par Facebook, cette initiative vise à lutter contre un phénomène perçu comme une menace grandissante à l'intégrité de l'information en ligne.

Le projet, soutenu par Microsoft et un consortium sur l'intelligence artificielle qui réunit plusieurs géants de la technologie, dont Apple, Amazon et IBM, fait appel à des universitaires issus d'établissements comme le Massachusetts Institute of Technology (MIT) ou l'Université d'Oxford.

L'objectif de cette initiative est de créer une technologie que tout le monde pourra utiliser pour détecter les vidéos modifiées par des outils d'intelligence artificielle et dont le but est d'induire en erreur les utilisateurs et utilisatrices, a expliqué le directeur technique de Facebook Mike Schroepfer.

M. Schroepfer a ajouté que les techniques de trucage de vidéos, dont les trucages hyperréalistes, font dire à des personnalités des propos qu'elles n'ont jamais tenus, ce qui pose un défi majeur à la légitimité de l'information en ligne.

Pourtant, le secteur ne possède pas de bases de données ou d'outils de référence pour les détecter, a-t-il ajouté.

Facebook a indiqué que son financement serait destiné à des partenariats de recherche et à des prix. L'entreprise dirigée par Mark Zuckerberg a précisé qu'elle participerait à la compétition, mais n'accepterait pas de rétribution.

Pour Philip Torr, professeur à Oxford et participant au projet, de nouveaux outils sont nécessaires aussi vite que possible pour détecter ces contenus médiatiques manipulés.

La mise en ligne de ces contenus, pour créer des théories du complot complètement fausses et manipuler les gens à des fins politiques, est devenue un problème d'importance mondiale. C'est une menace fondamentale à la démocratie, a estimé M. Torr dans un communiqué.

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