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Les États-Unis forcés de revoir leurs tarifs sur le bois d’œuvre canadien

Un travailleur tient une planche de bois dans une scierie.

Au Québec, près de 60 000 emplois sont touchés par le conflit du bois d'oeuvre, selon le ministre de l'Économie et de l'Innovation.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Commission du commerce international des États-Unis n'avait pas de motifs suffisants pour statuer sur le fait que le bois d'oeuvre canadien causait du tort à l'industrie américaine, vient de trancher un comité binational du Secrétariat de l'ALENA.

La décision a été prise unanimement par les cinq membres d'un groupe spécial formé en vertu du chapitre 19 de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), un mécanisme de règlements des différends maintenus dans l'Accord Canada–États-UnisMexique (ACEUM).

Le comité, qui comprend des représentants canadiens et américains, donne trois mois à Washington pour reconsidérer les tarifs imposés sur les importations de bois d'oeuvre canadien.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, s'est aussitôt réjouie de cet ultimatum. La décision du groupe spécial constitue un pas important dans la bonne direction en vue de l’élimination de ces droits sur les exportations canadiennes et du remboursement des sommes perçues, a-t-elle déclaré dans un communiqué transmis jeudi matin.

L'Union des municipalités du Québec (UMQ) a également appelé le département du Commerce américain à abolir sans plus attendre les droits compensateurs et antidumping imposés injustement depuis deux ans sur le bois d’œuvre québécois et canadien exporté au sud de la frontière, par la voix du président de son comité sur la forêt, Pierre Corbeil.

Quant à Manufacturiers et Exportateurs du Québec, l'association s'est félicitée d'avoir milité pour maintenir le chapitre 19 de l'ALENA dans l'ACEUM.

Un différend qui ne date pas d'hier

Le plus récent accord commercial sur le bois d'oeuvre entre le Canada et les États-Unis a pris fin en plein cœur de la dernière campagne électorale fédérale, en 2015.

Environ 18 mois plus tard, Washington a imposé de nouveaux tarifs sur de nombreux produits en provenance de sa frontière nord, prétendant que le Canada subventionnait de manière inéquitable ses producteurs de bois de construction en exigeant un prix présumé inférieur à la juste valeur sur les coupes d'arbres provenant des terres de la Couronne.

Le Canada a déposé des plaintes en vertu des dispositions de l'ALENA relatives au règlement des différends commerciaux et auprès de l'Organisation mondiale du commerce.

L'industrie canadienne du bois d'oeuvre traverse une période difficile marquée par la fermeture de nombreuses usines. Les importantes pertes d'emplois sont consécutives aux tarifs américains et à la chute des prix, laquelle est attribuable à une baisse de la demande du marché international. À cela s'ajoute une perte de ressources causée par des incendies de forêt et des infestations de parasites.

Avec les informations de La Presse canadienne

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