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Le premier centre de réalité virtuelle en déplacement libre du Québec ouvre ses portes

Un homme tient un fusil-jouet et porte un casque de réalité virtuelle.

Zero Latency Montréal est la première salle francophone de ce géant australien de la réalité virtuelle qui compte maintenant plus de 30 succursales dans 20 pays.

Photo : Radio-Canada Nicholas De Rosa

Nicholas De Rosa

C’est dans une ancienne salle de bal de 205 mètres carrés située à deux pas de la Plaza Saint-Hubert, à Montréal, que le premier centre de réalité virtuelle en déplacement libre du Québec a ouvert ses portes, jeudi.

Zero Latency Montréal permet à jusqu’à huit personnes d’enfiler des casques de réalité virtuelle et de s’immerger simultanément dans des mondes fictifs. Les appareils sont branchés à des sacs à dos dans lesquels se cachent des ordinateurs, et les joueurs et joueuses peuvent aussi entendre les sons des jeux et communiquer avec leurs partenaires à l’aide de casques d’écoute.

Fini les manettes traditionnelles : c’est avec son corps qu’on se déplace dans les quatre jeux multijoueurs offerts sur place. Un fusil équipé d’une gâchette, d’une pompe et de boutons permettant de changer ou de recharger ses armes se veut le seul mécanisme de contrôle dont on a besoin.

Ce sont les caméras intégrées dans les casques qui permettent de positionner les joueurs et joueuses dans des mondes virtuels et d’éviter de possibles collisions dans la salle de jeu.

Une salle avec des fusils-jouets où se préparent des joueurs et joueuses de jeux en réalité virtuelle.

Les joueurs et joueuses enfilent leurs casques de réalité virtuelle, casques d'écoute et sacs à dos dans une pièce qui se trouve à part de la salle de jeu.

Photo : Radio-Canada Nicholas De Rosa

C’est le futur de la réalité virtuelle, laisse tomber le copropriétaire de Zero Latency Montréal, Renaud Fortmann. Il croit que l’expérience qu’il offre au prix de 52 $ pour 30 minutes de jeu plaira autant aux adeptes de jeux vidéo qu’aux personnes non initiées.

L’entrepreneur a eu l’idée d’ouvrir le centre de réalité virtuelle en mars, après avoir lui-même visité Zero Latency Las Vegas avec ses deux partenaires d’affaires: sa conjointe, Corinne Beaudoin, et son ami Marc-André Côté.

Marc-André a dit à la blague : "On devrait ouvrir ça à Montréal", et j’ai pris ça pour du cash. J’ai écrit à Zero Latency pour savoir comment faire pour ouvrir une franchise, et six mois plus tard, on est là, raconte Renaud Fortmann.

Zero Latency Montréal est donc la première salle francophone de ce géant australien de la réalité virtuelle qui compte maintenant plus de 30 succursales dans 20 pays. Son premier centre a vu le jour en 2015 à Melbourne, en Australie, à la suite d’une campagne de financement participatif qui a recueilli plus de 30 000 $.

Nous l’avons testé

Nous avons pu faire l’expérience de deux des quatre jeux offerts à Zero Latency Montréal : Engineerium, qui demande simplement aux gens de se déplacer — sans fusil — vers différents objectifs en marchant sur des plateformes suspendues, et Zombie Survival, où il faut tirer sur des hordes de zombies mangeurs de chair.

Tous les jeux sont développés à l’interne par Zero Latency en Australie, et les copropriétaires de la succursale montréalaise assurent que de nouvelles expériences seront périodiquement ajoutées à leur répertoire. Un jeu spécial devrait d’ailleurs être offert à l’Halloween.

Une chose est sûre : l’illusion est très réussie. On a un véritable sentiment de vertige lorsqu’on se penche pour regarder dans le vide dans Engineerium, et on oublie carrément qu’on est dans une simple pièce quand on monte ou descend des côtes. Le jeu lui-même est ultrasimpliste, mais montre le plein potentiel de la réalité virtuelle.

Zombie Outbreak est un peu moins réussi du côté visuel, mais on sent tout de même très bien l'immersion dans l’espace virtuel. Il est par exemple tout à fait naturel de placer son arme par-dessus des clôtures ou à côté d’un mur pour être certain d’avoir le bon angle quand on se positionne pour tirer. 

La communication entre les joueurs et joueuses à travers les casques d’écoute est là où l’expérience s’est un peu gâtée : des grésillements et craquements du son étaient courants, mais les copropriétaires assurent qu’il s’agissait d’un simple bogue. 

Les jeux n’étaient pas tout à fait complexes ou difficiles, mais le but premier de cette salle de réalité virtuelle semble être de faire passer de bons moments entre proches plutôt que d’obtenir le meilleur score. À cet égard, Zero Latency accomplit bien sa mission.

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