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Des temps difficiles pour les scieries de l'Abitibi-Témiscamingue

Du bois d'oeuvre

La perte de valeur du bois-d'oeuvre et les droits compensatoires imposés sur les importations de bois canadien entraînent une diminution des profits des scieries au Québec.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Certaines scieries de bois du Québec, et de la région, font face à une situation économique préoccupante.

Certaines catégories de bois d'oeuvre ont perdu jusqu'à 30 % de leur valeur depuis un an. Il faut ajouter à cela les droits compensatoires de plus de 20 % imposés par les États-Unis sur les importations de bois canadien.

Un complexe industriel.

L'usine Nordic Kraft de Chantiers Chibougamau à Lebel-sur-Quévillon

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Certaines entreprises forestières n'arrivent donc plus à trouver la rentabilité, au moment où la construction domiciliaire aux États-Unis n'est pas aussi dynamique que prévu comme l'explique le professeur au Département des sciences du bois et de la forêt de l'Université Laval Luc Bouthillier.

On s'aperçoit que ça plafonne, autour de 1,2 million de mises en chantier [par année], dit-il. Bon, il faut se souvenir que dans le creux de la crise, en 2007, 2008, 2009, on était à 500 000, donc 1,2 million, ce n’est quand même pas rien, mais on s'attendait à 1,4 [million].

Chez Chantiers Chibougamau, qui gère entre autres la scierie de Landrienne, on refuse de parler de précarité, mais le directeur exécutif Frédéric Verreault admet que la situation est inconfortable.

Par rapport à l'embellie, par rapport au marché très dynamique, très effervescent et très enthousiaste d'il y a un an, il est clair que quand on perd 30 % des revenus sur le même produit, ça a des conséquences sur la rentabilité. Ça, c'est indéniable, confirme-t-il.

Il ajoute que certains projets de développement pourraient être ralentis, mais il n'est aucunement question de mises à pied ou de ralentissement des opérations pour l'instant.

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Abitibi–Témiscamingue

Industrie forestière