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La majorité de la population canadienne favorable aux pièces d’identité numériques

Une carte d'assurance sociale dans un porte-feuille.

Près du deux tiers des répondants et répondantes estiment toutefois qu’une pièce d’identité numérique est plus susceptible d’être volée qu’un document physique

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Deux Canadiens et Canadiennes sur trois préféreraient utiliser une pièce d’identité numérique si elle leur permettait de mieux contrôler l’utilisation de leurs données personnelles, selon une étude menée par Interac. La majorité de ces personnes se montrent toutefois craintives quant à la sécurité d’un tel système.

La forte majorité des 1500 personnes sondées, soit 86 %, ont d’ailleurs dit vouloir avoir une version numérique d’au moins un de leurs documents officiels (permis de conduire, passeport ou carte d’assurance maladie) parce que cela serait plus pratique que leur version papier.

C'est très clair : la population canadienne veut des options numériques plus pratiques pour gérer ses documents d'identité, en ligne et sur leurs appareils mobiles, a indiqué la responsable en chef des Laboratoires d'innovation et Nouvelles entreprises à Interac, Debbie Gamble, par voie de communiqué. 

Craintes de sécurité

Près des deux tiers des gens qui ont participé à l’étude estiment qu’une pièce d’identité numérique est plus susceptible d’être volée qu’un document physique, tandis que 8 personnes sondées sur 10 ont soutenu que l’identité était « l’un de leurs biens les plus précieux ». 

La population canadienne nous a fait savoir que la protection de l'identité compte plus que tout. Les pièces d'identité numériques doivent donc être sécuritaires avec des technologies de confiance, a commenté Debbie Gamble. 

L’étude a par contre été réalisée en février, bien avant que les scandales de vol de données qui ont touché Capital One et Desjardins aient éclaté. Plusieurs spécialistes ont depuis manifesté une prise de position en faveur de l’adoption de l’identité numérique pour des raisons de sécurité dans les médias. 

José Fernandez, professeur au Département de génie informatique et de génie logiciel à Polytechnique Montréal, a dit en juillet à Radio-Canada que le Canada aurait avantage à se tourner vers des systèmes d’identité numérique plutôt qu’un numéro d’assurance sociale pour valider leur identité. 

Tant qu’on va continuer à utiliser des informations personnelles pour authentifier les gens, il y aura un incitatif pour les hors-la-loi d’aller voler ces informations, avait-il soutenu. 

José Fernandez a cité en exemple l’Estonie, pays dans lequel chaque citoyen et citoyenne s’identifie avec une carte à puce protégée par un numéro d’identification personnel.

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