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Retourner sur les bancs de l'école pour une deuxième carrière et se « ressourcer »

Trois personnes, deux femmes et un homme, posent l'une à côté de l'autre.

Gilberte Johnson, Sylvie Roy et Frédérick Valade-England retournent aux études après de longues carrières dans leur domaine respectif.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Radio-Canada

Le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) mise de plus en plus sur le recrutement d’adultes qui veulent retourner sur les bancs de l’école afin de se renouveler ou de réorienter leur carrière.

Au Campus de Dieppe du CCNB, Gilberte Johnson, 51 ans, Frédérick Valade-England, 46 ans et Sylvie Roy, 55 ans, ont fait le choix de retourner aux études. Ils sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à le faire.

Je crois qu’il y a de belles opportunités avec les gens plus âgés. Alors, on est déjà actif avec l’éducation permanente, mais je crois qu’il y a un beau potentiel chez les gens qui ont besoin de peaufiner leur formation, d’apprendre pour la prochaine étape de leur carrière ou de se ressourcer lorsqu’il y a un changement économique, a expliqué Pierre Zundel, président-directeur général du CCNB.

Après avoir travaillé dans le domaine de la construction pendant plusieurs années, Gilberte Johnson étudie maintenant en planification financière.

Je pense que la vie m’a donné quelques mauvais coups, ça m’a amenée à terre et je dois remonter la pente. Ça m’a pris un bout de temps. [...] Je ne peux pas rester à la maison et me tourner les pouces. Il faut quand même faire quelque chose.

Gilberte Johnson, étudiante au CCNB

Pour Sylvie Roy, une ancienne employée d’Air Canada, c’était le moment de faire ce qu’elle voulait vraiment de sa vie.

Parfois, la vie nous oblige à faire des choix et rester dedans. J’ai eu à élever deux enfants. Je n’ai pas eu le choix de gagner un salaire pour les faire vivre. C’est drôle, mais mes filles sont à un âge où elles se débrouillent seules. C’est à mon tour de me faire plaisir et de travailler dans quelque chose que j’aime, a avoué celle qui étudie en gestion des ressources humaines.

Le portrait d'une femme aux cheveux blonds.

Sylvie Roy étudie en gestion des ressources humaines au CCNB, Campus de Dieppe.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

À 46 ans, Frédérick Valade-England a eu une longue carrière militaire. À la retraite depuis trois ans, il cherchait une deuxième vie.

C’est pour avoir une deuxième carrière et continuer à faire quelque chose de ma vie. Quand on est dans l’armée, ça prend une grosse partie de notre vie, surtout après 25 ans. C’est presque la moitié de ma vie, a souligné celui qui poursuit des études en cybersécurité.

Pour lui, ce n’est pas une question de salaire.

Je pense que c’est important de trouver quelque chose qu’on aime, qu’on adore. Parce que si on n’aime pas ce qu’on fait, je pense que c’est plus dur, a-t-il ajouté.

Avec quelques cheveux gris, on peut se sentir un peu vieux dans les corridors d’un collège communautaire, mais ces étudiants affirment se sentir au bon endroit.

On n’arrive pas comme au secondaire où il n’y a que des jeunes de 17 ans. Je vois beaucoup d’adultes qui sont dans les corridors. Je trouve ça intéressant, a précisé Mme Roy.

Pour ces trois étudiants, le collège leur donne aussi l’option d’obtenir un diplôme plus rapidement qu’à l’université.

Rendu à un certain âge, on n’a plus autant de temps devant soi. Il y a des cours d’un an et de deux ans. Notre expérience de vie peut être certainement reconnue et faire qu’on a moins de cours. On peut aussi combiner le travail et les études et aller chercher rapidement une autre formation. Certainement, le collégial, c’est quelque chose qu’il faut considérer, a précisé Mme Roy.

Avec les informations de Michel Nogue

Nouveau-Brunswick

Éducation aux adultes