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Un cours de jeux vidéo dans une école secondaire d’Ottawa

Deux étudiants jouent à des jeux vidéos

Malcolm Tieu (gauche) et Michelle Roy (droite) devant leur ordinateur pendant le cours de jeux vidéos au Centre professionnel et technique Minto d’Ottawa

Photo : Radio-Canada / Pierre-Paul Couture

Radio-Canada

Pour certains adolescents, l’idée de jouer à des jeux vidéo pour obtenir des crédits scolaires relève de la fiction. Le rêve est toutefois devenu réalité pour un groupe d’élèves du secondaire d’Ottawa.

Depuis la rentrée, le Centre professionnel et technique Minto d’Ottawa offre un cours de sport électronique à 17 jeunes.

Rassemblés dans une salle de cours devant un écran, ils écoutent leur professeur expliquer l’importance de certains contrôles dans un jeu spécifique. 

Casque d’écoute sur la tête, ils s’assoient ensuite devant leur ordinateur pour tenter d’appliquer les enseignements et ils reçoivent les conseils de leur instructeur pendant qu’ils jouent.

L’industrie des eSports est en pleine expansion et nous ne pouvons pas l’ignorer. Il y a beaucoup d’emplois qui y sont associés.

Eugénie Congi, surintendante à l'éducation au CECCE

C’est un cours dans lequel l’élève va développer des habiletés, des compétences du 21e siècle, notamment au niveau de sa pensée critique et créative, son sens de communication et de collaboration en jouant en équipe avec d’autres élèves, explique Eugénie Congi, surintendante à l'éducation au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE).

Le cours permet aux élèves d’apprendre à jouer à des jeux vidéo de façon compétitive, un domaine suivi par des millions d’amateurs autour du monde et dans lequel les meilleurs joueurs peuvent remporter de gros montants.

Les enjeux reliés à la cyberdépendance seront également abordés dans le curriculum.

Le Centre Minto, qui prépare les élèves pour une carrière dans les métiers professionnels, mise sur les jeux StarCarft II, League of Legends et le jeu de simulation de la Formule 1. Les jeux violents ou explicites sont interdits dans le programme.

Je veux être un joueur professionnel de jeux vidéo ou être dans cette communauté quand je serai plus vieux, mentionne Malcolm Tieu, 15 ans.

Tous n’ont pas les mêmes aspirations professionnelles. Michelle Roy, 14 ans, était plutôt curieuse de cette nouveauté à son école.

Je me suis inscrite parce que je n’avais jamais entendu parler de ce cours et je voulais savoir c’est quoi, explique celle qui amorce sa 9e année.

Les « pour » et les « contre »

Eugénie Congi croit que l’offre d’un cours de sports électroniques peut contribuer à la rétention scolaire.

L’enseignant du cours e-sport me dit qu’il y a certains élèves qui sont plus engagés que prévu à l’école [...] Si c’est ça qui va les garder à l’école, on a une responsabilité morale de leur offrir cette occasion-là, souligne la représentante du CECCE.

Les autorités de santé publique recommandent toutefois un maximum de deux heures d'exposition aux écrans par jours pour les adolescents. Pour Cathy Tétreault, qui vient en aide aux jeunes dépendants, cette nouvelle offre de cours est un jeu dangereux.

Que les écrans entrent dans un programme sportif ou même dans un cours optionnel en se disant un sport, je trouve que ce n'est pas honnête. On peut offrir ces apprentissages-là à nos jeunes, et c'est déjà offert, sans qu'ils jouent à l'école, explique-t-elle.

Certaines écoles au Québec commencent aussi à offrir des cours de jeux vidéos, mais plusieurs somment les gouvernements de se pencher sur les « pour » et les « contre » de ce nouveau joueur dans l'univers pédagogique.

Avec les informations de CBC et Laurie Trudel

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Éducation