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L’agrile du frêne atteint le stade « épidémique » dans 10 quartiers

L'écorce d'un frêne malade

L'écorce d'un frêne malade

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Radio-Canada

L’agrile du frêne se propage plus rapidement que prévu. Le parasite est maintenant présent sur pratiquement tout le territoire de Québec et au moins 1000 arbres devront être abattus d’ici la fin de l’année.

Un peu plus de 2 ans après son apparition, l’agrile du frêne a été détecté dans 32 des 35 quartiers de la capitale. Dans 10 de ces quartiers, la population d’agrile est qualifiée d’épidémique par la Ville.

Dans son bilan dressé jeudi, l’administration Labeaume annonce qu’elle intensifiera ses interventions.

Perdu d’avance

Il n’est toutefois plus question de tenter de ralentir la progression de l’insecte, mais plutôt de gérer les impacts de l’infestation.

On savait d’avance que c’était perdu, laisse tomber Suzanne Verreault, la conseillère municipale responsable du dossier.

Environ 1000 arbres seront abattus en bordure de rue et dans les parcs municipaux d’ici la fin de 2019, et 1000 autres pourraient subir le même sort dans les boisés de la ville.

Suzanne Verreault, conseillère municipale de Limoilou et responsable du dossier de l'agrine du frêne

Suzanne Verreault, conseillère municipale de Limoilou et responsable du dossier de l'agrine du frêne

Photo : Radio-Canada

Le budget de la lutte à l’agrile du frêne est d’environ 1,5 million de dollars annuellement et Suzanne Verreault affirme qu’il faudra y dédier encore davantage de ressources dans les années à venir.

C'est certain qu'on va devoir financièrement investir davantage.

La Ville de Québec estime qu’il y a environ 210 000 frênes sur son territoire. Ce décompte inclut les terrains municipaux, les terrains privés et les boisés.

Les pistes de solution

Pour compenser l’abattage, la Ville s’est engagée à augmenter le rythme des plantations d’arbres d’autres essences.

Le Treeazin, un biopesticide injecté dans les arbres infectés, sera aussi mis à contribution. La Ville de Québec a déjà traité plus de 3000 arbres avec cette méthode.

Des tests seront effectués pour déterminer s’il serait plus efficace de traiter les arbres chaque année, plutôt qu’aux deux ans.

Un piège à agrile du frêne

Un piège à agrile du frêne

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Le conseiller en environnement Jérôme Picard souligne que la Ville est aussi à l’affût des progrès scientifiques dans le domaine, comme l’utilisation d’une guêpe asiatique pour attaquer l’agrile ou encore l’introduction d’un champignon, le Beauveria bassiana, pour limiter la progression de l’insecte.

On est très actif au niveau de la recherche qui se fait actuellement, c'est déjà présent, précise-t-il.

Des agriles du frêne dans un parc de Québec

Des agriles du frêne dans un parc de Québec

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Il ajoute que l’agrile est aussi probablement présent dans les trois quartiers où elle n’a pas encore été détectée, soit Val-Bélair, Lac-Saint-Charles et Notre-Dame-des-Laurentides.

Il y a une notion de détection. Elle doit être présente, mais ce n'est pas officialisé sur le territoire.

Les résidents qui ont des frênes sur leur terrain sont invités à contacter le service 311 de la Ville de Québec. Il est notamment possible d'obtenir une subvention pour le traitement des arbres au TreeAzin.

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