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L'endettement des Américains, responsable de la baisse des prix du bois d'œuvre

Des centaines de troncs d'arbres sont empilés les uns sur les autres dans la scierie de Heffley Creek appartenant à Tolko.

Du bois dans une scierie

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L’endettement des jeunes familles américaines pourrait notamment expliquer la baisse des prix du bois d’œuvre qui perdure et qui fait souffrir les scieries de la région. C'est ce qu'explique le directeur général de la Fédération des producteurs forestiers du Québec, Marc-André Côté.

En entrevue à Bonjour la Côte, Marc-André Côté explique que la fluctuation du prix du bois d’œuvre est directement influencée par la vitalité du milieu de la construction. Puisqu’environ la moitié du bois d’œuvre québécois est exporté vers les États-Unis, le rythme de construction de nos voisins du sud se répercute jusqu’ici.

Depuis plusieurs années, les Américains connaissent un déficit de construction par rapport à ce qui était prédit par les spécialistes. Ceux-ci prévoyaient que le nombre croissant de jeunes familles allait entraîner un plus grand taux de construction.

S’il y a plusieurs jeunes ménages, ces gens-là vont vouloir acquérir une maison et ça va stimuler la construction.

Une citation de :Marc-André Côté, directeur général de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

Moins de nouvelles constructions que prévu

Ce n’est toutefois pas ce qui s’est produit, affirme Marc-Antoine Côté. Les jeunes familles ne construisent pas autant que prévu. Elles sont souvent très endettées à cause des études et doivent retarder l’achat d’une première maison.

Certaines solutions sont envisagées pour pallier ce problème, comme la baisse des taux d’intérêt à la banque, ce qui pourrait stimuler la construction.

Par contre, d’autres facteurs comme la pénurie de main-d’œuvre en construction et des problèmes de zonage pour l’agrandissement de quartiers résidentiels y ralentissent aussi la construction.

Lorsque les constructions diminuent, la demande pour le bois d‘œuvre québécois diminue également. À cela s’ajoutent les tarifs douaniers de 20 % imposés par les États-Unis pour protéger leur marché.

Constante recherche de solutions

Les scieries de la région doivent composer avec ces réalités du marché. La recherche de solutions pour la réduction des coûts et l’augmentation de la productivité est continue.

On a de bonnes scieries de qualité au Québec, mais on est un peu à la merci de ces conditions macroéconomiques.

Une citation de :Marc-André Côté, directeur général de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

L’industrie du bois d’œuvre est cyclique. Les prix étaient très bons au début de l’année 2018. Quelques mois plus tard, les prix ont baissé et ne se sont toujours pas rétablis, selon Marc-André Côté. Les entreprises espèrent une nouvelle hausse des prix pour leur santé financière et même leur survie.

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