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Le maire de Vancouver veut prendre le contrôle du parc Oppenheimer

Un homme en uniforme de pompier et un autre avec une veste de sécurité tirent un matelas couvert d'effets personnels souillés alors qu'un autre pompier et un autre homme en veste de sécurité examinent l'intérieur d'une tente inoccupée.

Le 20 août, le jour avant l'entrée en vigueur de l'ordre d'éxpulsion de la Municipalité, des pompiers et des travailleurs municipaux visitent les tentes abandonnées dans le parc Oppenheimer et les vident de leur contenu.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Le maire Kennedy Stewart a appelé la Commission des parcs à lui céder le contrôle du parc Oppenheimer, afin que la Ville puisse mettre un terme à l'occupation des campeurs qui s'y trouvent toujours malgré l'avis d'expulsion entré en vigueur le 21 août dernier.

Nous devons nous pencher sur les options permettant au parc de reprendre ses activités normales, dit M. Stewart, invitant le conseil d'administration du parc à présenter un plan expliquant comment il va accomplir cette tâche.

Il y a deux semaines, des avis d'expulsion ont été envoyés aux personnes vivant dans les 200 tentes du parc, situé dans le quartier Downtown Eastside, connu pour son haut taux d’itinérance et son problème de surdoses.

Un « coup de pouce pour partir »

Suivant cette injonction , la plupart des occupants du parc ont été placés dans des logements par l’intermédiaire de B.C. Housing et d’autres groupes à but non lucratif, mais environ 40 personnes y vivent toujours.

Le campement Oppenheimer où des itinérants vivent dans des tentes.

Le nombre de sans-abri est en constante augmentation à Vancouver, selon un recensement mené en mars dernier. La Ville a dénombré 2223 itinérants, dont 39 % sont Autochtones.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson

Certaines personnes dans le parc ont peut-être besoin d'un petit coup de pouce pour quitter les lieux, mais, pour le moment, cela relève de la compétence de la Commission, dit le maire, tout en refusant d'expliquer si par coup de pouce, ce qu'il entendait, c'est une injonction formelle.

Décision des commissaires

En vertu de la charte provinciale régissant la Ville de Vancouver, la Commission des parcs ne peut céder l’autorité d’un parc sans que cette décision soit approuvée par les deux tiers des commissaires et du conseil municipal.

Le commissaire Stuart MacKinnon a refusé de faire des commentaires mardi, affirmant qu'il souhaitait étudier la question. Son collègue John Coupar a toutefois accusé le maire de faire de la démagogie.

Kennedy Stewart répond aux questions des journalistes lors d'un point de presse, devant le bâtiment de pierres de l'Assemblée législative de Victoria.

La maire de Vancouver, Kennedy Stewart, croit que l'autorité de la Ville sur le parc pourrait être utile dans les négociations avec les plus hauts ordres de gouvernement.

Photo : Radio-Canada / Michael Mcarthur

Nous avons très bien travaillé avec nos partenaires de la Ville, dit-il. Je ne pense pas que le maire dispose d'un outil plus puissant que nous. Il croit que le maire ressent probablement de la pression.

Je suggère que, avant de commencer à parler de la prise en charge du parc, il examine la situation de la rue Hastings, sur laquelle il a toute autorité et qui semble s'aggraver chaque jour.

John Coupar, Commission des parcs de Vancouver

Vancouver est la seule ville au Canada à avoir un conseil élu responsable des parcs sur son territoire.

Avec les informations de Justin McElroy, CBC News

Colombie-Britannique et Yukon

Politique municipale