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Le cannabis suscite l’intérêt des Premières Nations

Rangées de plants de cannabis qui poussent.

L’enchevêtrement des lois fédérales, provinciales, et autochtones qui s'appliquent en territoire autochtone y rend le processus d'établissement d'un projet de culture de cannabis lent et complexe.

Photo : Reuters / Alessandro Bianchi

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une conférence sur le cannabis à Vancouver rassemble des centaines de délégués autochtones venus de partout au Canada. Ils s’informent sur les problèmes légaux et économiques posés par la culture du cannabis en territoire autochtone.

Presque un an après la légalisation du cannabis, beaucoup de Premières Nations ont commencé à produire du cannabis ou à s’intéresser à son commerce. Mais l’enchevêtrement des lois fédérales, provinciales et autochtones qui peuvent s'appliquer en territoire autochtone rend le processus lent et complexe.

Beaucoup de nos Premières Nations posent énormément de questions, que ce soit à propos de compétence territoriale, de l’impact de la légalisation sur nos communautés, ou des possibilités économiques.

Une citation de :Terry Teegee, chef régional, APN de la Colombie-Britannique

Partout au pays, beaucoup de Premières Nations s’intéressent à ces occasions d’affaires, que ce soit à propos de l’usage médical ou récréatif, dit Terry Teegee, le chef régional pour la Colombie-Britannique de l'Assemblée des Premières Nations.

En Ontario, il y a 120 permis de vente du cannabis, explique-t-il. Seulement huit de ces permis ont été accordés à des Premières Nations. On a des défis dans certaines régions.

Notre chance en Colombie-Britannique, poursuit Terry Teegee, c’est qu’on a un gouvernement très ouvert aux discussions. On cherche encore des solutions.

La conférence de Vancouver propose des ateliers qui présentent des entreprises de production de cannabis qui ont déjà eu du succès, sur la taxation du cannabis dans les réserves autochtones ou encore sur l’utilisation du cannabis thérapeutique par rapport aux traditions autochtones.

Une plantation autochtone à Burns Lake

Wesley Sam a monté un kiosque d’information sur Nations, une plantation de cannabis de plus de 2700 mètres carrés à Burns Lake, dans le nord de la Colombie-Britannique. La plantation appartient à plusieurs Premières Nations, même si elle se trouve sur des terres municipales. Nous avons obtenu l’accord de nos aînés, l'autorisation de toutes les Premières Nation et nous allons utiliser la marque autochtone pour vendre nos produits, explique Wesley Sam. Les marques autochtones sont très puissantes au Canada et à l’étranger. Nous allons essayer d’en profiter. Son objectif, c’est de pouvoir entrer en production dans trois mois.

La légalisation des produits comestibles et dérivés du cannabis dans quelques mois va aussi apporter son lot de défis pour les Premières Nations qui voudront également se lancer dans ce commerce.

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