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Les enjeux de la francophonie, les grands oubliés des élections?

drapeau franco-manitobain

Un drapeau franco-manitobain

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il y a quelques mois la Société de la francophonie manitobaine a envoyé un formulaire aux quatre principaux candidats dans le but de connaître leur plateforme électorale en vue des élections provinciales. Pour l’heure, seul le Nouveau Parti démocratique (NPD) a répondu au questionnaire, mais selon un expert, avant de diviser la classe politique, la question des enjeux de francophonie divise aussi la communauté elle-même.

Le directeur adjoint Société de la francophonie,Jean-Michel Beaudy, confie être surpris de ne pas avoir reçu plus de réponses même s’il reste encore quelques jours aux partis pour répondre au questionnaire.

Dans le formulaire, la SFM pose la question sur les enjeux prioritaires de la francophonie au Manitoba. Le document reprend les thèmes recensés dans les derniers états généraux de la Francophonie manitobaine et les cinq axes du plan stratégique communautaire.

Les candidats y sont interrogés sur les actions qu’ils proposent pour promouvoir une offre de soins de santé en français, leur positionnement quant à la vitalité et l’épanouissement de la francophonie au Manitoba et au bilinguisme. Ils sont également questionnés sur leur stratégie sur l’éducation en français, sur leur stratégie pour développer l’immigration ou encore sur les thèmes de la diversité et de l’inclusion.

Le NPD, qui est à ce jour la seule formation à avoir répondu au questionnaire, (Nouvelle fenêtre)promet notamment d’appuyer l’offre de services en français pour reconnaître les droits linguistiques des francophones du Manitoba.

La francophonie, quasi absente des enjeux électoraux

Le parti veut aussi favoriser l’épanouissement de la communauté et rétablir le poste de sous-ministre adjoint au Bureau de l’éducation française en cas d’élection. Ce poste avait été abrogé par le précédent gouvernement conservateur.

Jean-Michel Beaudry reconnaît que les partis avaient été plus prompts à répondre lors des dernières élections provinciales : Il existe une discussion continue avec différents membres des partis, nous avons rencontré des candidats avant les élections et nous allons les rencontrer après pour parler des enjeux de la francophonie.

Une question qui divise

Reste que selon le politologue Raymond Hébert, cette absence de réponse de la part des partis montre que les enjeux de la francophonie restent un sujet délicat au Manitoba, qui plus est en période d’élection.  

C’est important de faire valoir le point de vue francophone, mais la réalité c’est que c’est une question qui divise encore la francophonie en général [...] surtout en milieu rural. Les chefs des partis politiques ont donc tendance à mettre la pédale douce des annonces dans ce domaine là, observe-t-il.

 Ce qu’on essaye de voir, dit-il, c’est s’il y a un minimum d’appuis des objectifs à long terme de la communauté francophone.

Selon Raymond Hébert, c’est le cas chez les néo-démocrates. Il ajoute également que la promesse des progressistes-conservateurs de construire trois nouvelles écoles francophones est un signe positif.

Je ne vois pas une vague anti-francophone à travers les programmes des partis, note-t-il, optimiste.

Notre dossier sur les élections provinciales 2019 au Manitoba

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