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Les employés de la Sépaq rejettent à près de 60 % l'entente de principe

Les employés de la Sépaq ont rejeté l'entente de principe à près de 60 %.

Les employés de la Sépaq ont rejeté l'entente de principe à près de 60 %.

Photo : Radio-Canada

Alexandre Duval

La hausse de salaire de 5 % sur 5 ans prévue pour les employés de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) ne passe pas. Ils rejettent à près de 60 % l'entente de principe conclue en juillet dernier entre les parties patronale et syndicale.

Pour bien des observateurs, ce revers était appréhendé. Mardi, Radio-Canada révélait que des employés étaient profondément déçus du contenu de l'entente. Selon eux, elle aurait eu pour effet de diminuer leur pouvoir d'achat.

Même si ce n'était pas « l'entente du siècle », le président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Christian Daigle, croyait avoir une entente « acceptable » entre les mains. Il prend acte du résultat.

Au global, on voit que la plupart des gens qui se sont déplacés et qui sont venus voter, ce n'était pas quelque chose qui était acceptable pour eux.

Christian Daigle, président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

Une hausse insuffisante

M. Daigle reconnaît que l'aspect salarial a passé de travers. Même si les investissements additionnels se chiffraient à 20 millions de dollars, selon lui, les hausses de salaire individuelles pouvaient paraître bien petites aux yeux de certains.

Réunis à Québec mercredi et jeudi, les délégués ont maintenant pour tâche d'établir le bon diagnostic avant de retourner à la table de négociation.

« Est-ce que c'est vraiment juste du monétaire ou il y a d'autres aspects normatifs également qu'il faudrait travailler? C'est tout ça qu'on va évaluer aujourd'hui et demain », indique M. Daigle.

On va pouvoir ensuite retourner à la table de négociation et faire des demandes plus proches de ce que les gens voulaient comme finalité.

Christian Daigle, président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

La Sépaq et le ministre déçue

Le porte-parole de la Sépaq, Simon Boivin, ne cache pas sa déception devant les résultats du vote, puisque le SFPQ lui-même qualifiait l'entente de principe d'acceptable.

L'objectif est maintenant de trouver « le plus rapidement possible une voie de passage avec la partie syndicale », indique M. Boivin. L'employeur retournera « de bonne foi » à la table de négociation.

À savoir si la Sépaq est disposée à revoir les hausses de salaire proposées, M. Boivin répond que l'entente de principe est confidentielle. Au-delà du salaire, dit-il, il y a tout le volet normatif qu'il faut prendre en compte, soit tout ce qui touche à l'organisation du travail.

On réitère qu'un règlement devra se faire à l'intérieur de la capacité de payer de la Sépaq et des paramètres gouvernementaux.

Simon Boivin, porte-parole de la Sépaq

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs se dit étonné et déçu par le vote des syndiqués.L’entente survenue en juillet était pourtant satisfaisante aux yeux des deux parties, indique Pierre Dufour.

Il faut se rappeler que l'entente de principe s'est inscrite dans le respect d'un cadre financier établi conjointement avec la Sépaq et que, dans tous les cas, on devra maintenir ce cadre, prévient Christian Dubé, ministre responsable de l’Administration gouvernementale et président du Conseil du trésor

Moyens de pression à venir?

Le SFPQ vient de passer trois semaines à sillonner le Québec pour faire voter les 2500 employés de la Sépaq sur cette entente. Le rejet signifie donc pratiquement un retour à la case départ.

Alors qu'une grève a bien failli être déclenchée à l'aube des vacances de la construction, M. Daigle rappelle que les employés ont toujours ce mandat de grève en poche. Il refuse toutefois d'en brandir immédiatement la menace.

On va devoir se rasseoir avec l'employeur à la table de négociation avant de déclencher, pour au moins se parler.

Christian Daigle, président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

Les employés ont-ils perdu le moment propice, maintenant que les vacances de la construction sont loin derrière? Pas du tout, rétorque M. Daigle.

« L'automne est toujours très prisé par plusieurs Québécois. La chasse est toujours en vigueur présentement. Aussi, il y a des activités qui se font à différents sites, il y a des accréditations plus précises où il y a des congrès qui se font », énumère-t-il.

La convention collective des employés de la Sépaq est échue depuis décembre 2018.

Québec

Relations de travail