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Une astronaute de la NASA se transforme en « maman oie » pour la science

Une oie vole aux côtés d'une femme sur une moto.

L'étude a permis de découvrir que les oies ont besoin de moins d'oxygène dans un environnement où celui-ci se fait extrêmement rare.

Photo : Offerte par UBC

Radio-Canada

Enseigner à des oies à voler dans un espace contrôlé afin d’étudier les effets de l'altitude et de l'utilisation de l'oxygène, voilà le projet ambitieux qu’une astronaute de la NASA a conduit à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC).

L'astronaute et physiologiste Jessica Meir étudie la façon dont les animaux s'adaptent aux environnements extrêmes. Ses recherches postdoctorales à l'UBC portent sur l'oie à tête barrée et à son adaptation aux altitudes élevées et, par conséquent, aux faibles niveaux d'oxygène.

Du sud de l’Inde, l'oie à tête barrée traverse les sommets enneigés les plus élevés de l’Himalaya pour atteindre son habitat estival au Tibet, au Kazakhstan et en Russie, ce qui en fait l'un des oiseaux volant à une des altitudes les plus élevées du monde.

Les objectifs de notre projet étaient plutôt ambitieux.

Jessica Meir, astronaute et physiologiste

Mère d'oisons

Pour procéder à la collecte simultanée de données physiologiques pendant le vol des oiseaux, ceux-ci devaient voler dans un laboratoire contrôlé. On a donc élevé les oiseaux en nous assurant qu'ils étaient vraiment à l'aise avec nous et habitués à tout le matériel et aux installations qu'on devait utiliser, explique Mme Meir.

Une femme est suivie de près par une douzaine d'oies.

Pour réaliser l'étude, il était impératif que les oies soient à l'aise avec les chercheurs et le matériel utilisé.

Photo : Offerte par UBC

L'astronaute américaine, d'origine suédoise, est devenue la maman de 12 oisons, les entraînant à voler dans une soufflerie et à côté de sa mobylette.

C'est vraiment l'une des choses les plus incroyables que j'ai faites dans ma vie.

Jessica Meir, astronaute et physiologiste

Les oies ont dû porter un masque spécial permettant de mesurer la quantité d'oxygène consommée pendant le vol et la quantité de dioxyde de carbone qu'elles produisaient. Les oies portaient également un enregistreur dorsal qui mesurait la fréquence cardiaque.

Des oies volent dans un espace contrôlé lors d'une étude.

Un électrode interne mesurant le débit d'oxygène était utilisé pendant certains vols.

Photo : Offerte par UBC

Les chercheurs ont découvert que les oiseaux étaient en mesure de réduire davantage leur taux métabolique lorsqu’ils volaient dans des conditions plus difficiles et restreintes en oxygène, que lorsqu'ils étaient dans des conditions normales, à 21 % d’oxygène, au niveau de la mer.

Cela signifie que les oiseaux ont besoin de moins d'oxygène dans un environnement où celui-ci se fait extrêmement rare. En d'autres termes, elles devenaient plus efficaces lorsqu'il y avait peu d'oxygène, dit Mme Meir.

Vers la Station spatiale internationale

Mme Meir se concentre sur son prochain projet important : son premier vol dans l'espace. Elle partira le 25 septembre pour la Station spatiale internationale. Son retour sur la Terre est prévu pour le printemps 2020.

Tout comme dans son travail sur Terre, elle y conduira des expériences sur l'adaptation du corps humain à des conditions extrêmes de microgravité et de vol spatial. La boucle est bouclée, ce sera maintenant moi qui me soumettrai à la science, dit-elle.

En ce qui concerne les oies, Mme Meir affirme qu'elles vivent désormais dans le pâturage d'une ferme en Colombie-Britannique.

Avec les informations de Roshini Nair, CBC News

Colombie-Britannique et Yukon

Animaux