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Le véhicule de l'ex-réserviste Patrik Mathews retrouvé dans le sud du Manitoba

Six invités discutent du thème de l’éducation en prévision du vote du 10 septembre au Manitoba. Dans cette première partie, on parle du financement de l’éducation, de la gestion de la taxe scolaire et des ressources disponibles pour les élèves ayant des besoins spéciaux.

Radio-Canada

Le véhicule de l'ex-réserviste militaire Patrik Mathews a été retrouvé dans le sud du Manitoba, près de la frontière canado-américaine. L'homme soupçonné d'entretenir des liens avec un groupe néonazi a été vu pour la dernière fois le 24 août et est porté disparu depuis.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a confirmé mardi qu'une camionnette rouge Dodge, retrouvée dans une propriété de la communauté rurale de Sprague, à environ 145 kilomètres au sud-est de Winnipeg, est bien celle de Patrik Mathews. Le véhicule y aurait séjourné depuis plus d'une semaine.

Les recherches effectuées dans le secteur immédiat n’ont toutefois pas permis de trouver l'homme, a indiqué la GRC du Manitoba qui poursuit ses recherches.

La GRC croit que M. Mathews est peut-être stressé en raison de l'enquête en cours et de la couverture médiatique importante qu'elle a suscitée.

Elle conseille aux gens qui le verraient d’appeler immédiatement la police et de ne pas s'approcher de lui.

La GRC a opéré une descente dans la maison de Patrik Mathews à Beauséjour, au Manitoba, le 19 août, et saisi plusieurs armes à feu après que le Winnipeg Free Press eut publié des articles concernant une enquête sur un groupe néonazi qui tentait de s'établir au Manitoba. Aucune accusation n'a été portée contre Patrik Mathews de 26 ans.

Les Forces armées mènent l'enquête

Un porte-parole de l'armée a confirmé le 25 août dernier que Patrik Mathews a été relevé de ses fonctions au sein de la réserve de l'Armée canadienne et que l'armée poursuivait son enquête sur l’ancien caporal-chef détenant huit années d'expérience au sein de la réserve.

Le lendemain, la GRC a déclaré qu'il avait été porté disparu.

La GRC et les Forces canadiennes enquêtent sur ses liens présumés avec The Base, une organisation décrite comme prônant la suprématie blanche et qui essaierait de recruter ses membres parmi les Forces afin de se préparer à une guerre raciale.

Patrik Mathews a travaillé comme ingénieur de combat et a suivi une formation de base en explosifs en tant que membre du 38e Groupe-brigade du Canada basé à Winnipeg. Il a également suivi une formation en leadership et dirigé un groupe de réservistes.

Son lien présumé avec The Base a été révélé pour la première fois par un journaliste du Winnipeg Free Press qui s'est fait passer pour une recrue potentielle.

L’ancien commandant de brigade de Patrik Mathews a déclaré aux médias que l'armée n’avait pas connaissance d’un lien entre l'ancien caporal-chef et le groupe néonazi à compter du mois de mai, lorsque Patrik Mathews avait effectué son dernier quart de travail avec la réserve.

Quelques jours plus tard, le général Johnathan Vance, chef d'état-major de la défense, a déclaré que l'unité de contre-espionnage de l'armée avait appris l'existence de ce lien en avril.

L'armée a refusé de fournir des détails sur son enquête.

Patrik Mathews ne fait l’objet d’aucune accusations

Selon le Code criminel canadien : « Commet un acte criminel, quiconque qui, par la communication de déclarations […] fomente volontairement la haine contre un groupe identifiable ». 

Or, selon Me Alain Hogue, avocat spécialiste en droit civil et criminel, la loi concernant les affaires judiciaires à caractères haineux est encore une zone grise et elle ne permet pas actuellement de porter des accusations à l'endroit de Patrik Mathews. 

Selon l’avocat, être membre du groupe suprémaciste blanc auquel appartiendrait Patrik Mathews ne contrevient donc pas au Code criminel canadien actuellement, puisque le groupe en question n'est toujours pas reconnu comme une organisation criminelle ou terroriste.

La GRC de Beausejour demande à toute personne détenant des renseignements sur cette enquête de communiquer avec elle au 204-268-1234 ou avec Échec au crime au 1-800-222-8477.

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