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Fuite de données : la tenue d'une commission à Québec toujours dans l'impasse

Des mains sur un clavier d'ordinateur.

Les partis ne s'entendent toujours pas sur le mandat d'une éventuelle commission parlementaire qui pourrait se pencher sur les fuite de données.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Les partis ne s'entendent toujours pas sur le mandat de la commission parlementaire qui pourrait se pencher sur la fuite de données. Désireuse d'étendre les travaux à la fuite survenue à Revenu Québec, l'opposition fustige le gouvernement, qui veut les circonscrire au vol de données personnelles chez Desjardins.

La deuxième réunion de la Commission des finances publiques, mardi, n'a pas permis aux partis d'arriver à un accord. Ses membres avaient accepté d'examiner les conséquences de fuites massives de données dans la foulée du vol de renseignements personnels de 2,7 millions de clients de Desjardins, révélé en juin dernier.

Le député libéral Carlos Leitao, membre de la commission, a exprimé son énorme déception. C’est le gouvernement qui a voté contre la tenue d’un mandat d’initiative, et tout ça autour de la question de Revenu Québec, comme si Revenu Québec n’était pas d’actualité, a-t-il commenté en point de presse.

La fuite survenue à Revenu Québec, qui a touché 23 000 employés passés et actuels ainsi que des employés travaillant comme prestataires de services, a été rendue publique quelques semaines plus tard.

Nous sommes très déçus, mais nous ne lâchons pas le morceau.

Le député libéral Carlos Leitao

À ses côtés, sa collègue Marwah Rizqy, porte-parole de sa formation politique en matière de stratégie numérique, a été plus incisive. Aujourd’hui, c’est simple, on s’est fait niaiser par le gouvernement, a-t-elle lancé.

Revenu Québec, c’est un coffre-fort. Lorsqu’on a tous les employés qui sont peut-être exposés à un risque, ça devient que tous les Québécois sont exposés au même risque, a-t-elle soutenu.

L'indignation était partagée par les autres formations d'opposition.

On est à la case départ, je suis extrêmement déçu aujourd’hui. On n’avance pas, donc on ne fera pas la lumière sur ce qui s'est passé chez Desjardins et malheureusement, on n’ira pas plus loin présentement, a déclaré le péquiste Martin Ouellet.

Il y a une crise – grave – de confiance de la population. Nous, on veut creuser, et tout ce qu'on offre, c’est une cuillère en plastique. On ne creusera pas avec ça, a de son côté critiqué le député Vincent Marissal de Québec solidaire.

La Coalition avenir Québec préfère pour l'instant restreindre le débat aux entreprises privées, arguant que le débat ne doit pas servir à des fins partisanes.

Une consultation plus large doit se tenir dans le cadre d'un projet de loi qui sera présenté par le gouvernement et qui vise entre autres à s'assurer de donner plus d'outils aux clients des agences de crédit de façon à verrouiller leur dossier, plaide le gouvernement.

Sur Revenu Québec, ce n’est pas illégitime sauf si on l’utilise pour faire des “jabs” au gouvernement , a affirmé le député caquiste Youri Chassin.

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