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Les probabilités de survie aux cancers du sang s'améliorent au Canada

Le reportage de Normand Grondin

Photo : iStock

Radio-Canada

Le nombre de cas de cancer au pays croît sans cesse, mais les taux de guérison progressent depuis 20 ans, annonce la Société canadienne du cancer (SCC).

Selon un nouveau rapport produit par la SCC avec la collaboration de l’Agence de la santé publique du Canada et de Statistique Canada, les taux de survie au cancer de manière générale après 5 ans ont augmenté de 8 points de pourcentage, passant de 55 % à 63 % depuis le début des années 1990.

La SCC précise que la meilleure amélioration a été notée du côté des différents cancers du sang, le taux de guérison ayant grimpé de 16 à 19 points de pourcentage selon le type.

Ainsi, pour le lymphome non hodgkinien, le taux de guérison est passé de 49 % à 68 %. Pour le myélome multiple, cette statistique grimpe de 27 % à 44 % alors que, pour la leucémie, le taux de succès est passé de 43 % à 59 %.

La SCC attribue ces améliorations aux investissements des dernières années dans ce qu’elle appelle la médecine de précision.

Même si nous savons que plus de personnes ont le cancer parce que notre population augmente et vieillit, ce que nous voyons comme améliorations de la survie pour les cancers du sang est remarquable, note par voie de communiqué la Dre Leah Smith, gestionnaire principale de la surveillance à la SCC.

La médecine de précision consiste à adapter les traitements contre le cancer aux gènes de la personne atteinte, explique la Société qui donne en exemple la greffe de cellules souches.

Il faut effectuer d’autres recherches et d’autres essais cliniques au Canada pour que les traitements personnalisés, comme l’immunothérapie, puissent être utilisés contre plus de cancers, avec plus de succès, estime la Société.

Cancer du poumon, le plus meurtrier

Outre les différentes formes de cancer du sang, la SCC note que le taux de mortalité diminue chez les femmes atteintes du cancer du poumon ou du sein. Un plus grand nombre de Canadiens meurent du cancer du poumon que des cancers du sein, de la prostate et colorectaux réunis, note la Société.

De l’autre côté du spectre, le cancer du pancréas deviendra la troisième cause de décès par cancer au pays cette année. Un des cancers les plus difficiles à traiter, note la Société qui invite à multiplier les recherches dans ce domaine.

En raison du vieillissement de la population et de la hausse démographique, la SCC prévoit qu’un Canadien sur deux recevra un diagnostic de cancer au cours de sa vie et qu’un Canadien sur quatre mourra de la maladie.

Quatre de ces cancers, soit du sein, du poumon, de la prostate et colorectal, représenteront à eux seuls 48 % des diagnostics au pays en 2019.

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