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D'anciens députés s'élèvent contre la réforme du mode de scrutin

Une personne dépose un bulletin de vote dans une boîte.

S’il y avait une tentative d'ingérence étrangère lors des prochaines élections, la population serait avertie seulement en dernier recours.

Photo : iStock

Radio-Canada

Le gouvernement Legault a soulevé l’idée de remplacer le mode uninominal à un tour par un mode de scrutin proportionnel mixte. Ce projet est loin de faire l’unanimité. Pour les opposants, un changement comme celui-là donnerait moins de voix aux régions à l’Assemblée nationale.

C’est ce que pensent les anciens députés péquiste de Gaspé Gaétan Lelièvre et libéral des Îles-de-la-Madeleine Germain Chevarie.

Ils appuient le politicologue et auteur Christian Dufour, qui vient de publier Le pouvoir québécois menacé : non à la proportionnelle.

L’écrivain pense qu'un changement comme celui-là viendrait miner le pouvoir des Québécois au sein de la fédération canadienne.

De nombreux observateurs prévoient une diminution importante du nombre de députés, qui passerait de 125 circonscriptions à moins de 80. Une hypothèse que dément cependant le premier ministre.

L'ancien député de Gaspé Gaétan Lelièvre.

Gaétan Lelièvre

Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat

Pour Gaétan Lelièvre, les régions seraient grandes perdantes de cette réforme Ça veut dire automatiquement un agrandissement majeur des territoires, des comtés. Par exemple, pour le comté de Gaspé, on pourrait passer du comté actuel à un comté qui pourrait s’étirer jusqu’à peut-être Mont-Joli, voir même aux portes de Rimouski, donc un immense territoire.

Un territoire plus grand avec des différences au niveau des particularités socio-économiques, mais aussi un accès plus difficile au député.

Gaétan Lelièvre, ancien député de Gaspé

Écoutez ICI les arguments de M. Lelièvre lors de l'émission Bon pied, bonne heure, avec Isabelle Lévesque.

Sur le site Facebook de l’auteur Christian Dufour, Germain Chevarie écrit que Le nouveau mode de scrutin proposé entraînera un déficit démocratique et une accessibilité réduite à son représentant politique provincial par la réduction du nombre de députés élus à l’Assemblée nationale du Québec.

À l'instar de son parti, Germain Chevarie s'était déjà opposé à cette proposition alors qu'il siégeait à l'Assemblée nationale.

Les deux anciens députés exigent un référendum avant que le premier ministre adopte ce projet de loi.

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Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

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