•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des places en garderie difficiles à trouver à Ottawa

Une enfant qui feuillette un livre

Près de 9000 places en garderie ont été créées à Ottawa de 2013 à 2018.

Photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Ville d'Ottawa veut améliorer l'accès aux garderies, en particulier dans les quartiers mal desservis du sud et en périphérie de la ville.

Les parents à la recherche de places en garderie accréditées dans les régions rurales d'Ottawa et du sud de la ville ont plus de difficulté que les parents du centre-ville ou de Kanata à trouver une garderie. La priorité de la Ville est de corriger cette disparité.

La semaine dernière, un comité municipal a approuvé une stratégie de quatre ans visant à rendre les services de garde plus accessibles et abordables, tout en reconnaissant que les compressions budgétaires du gouvernement Doug Ford pourraient nuire à la capacité administrative de la Ville d'assurer le financement des services.

Le rapport de la Ville souligne qu'Ottawa a réussi à créer de nouvelles places au cours des dernières années grâce aux changements apportés par le gouvernement de l'Ontario sous la direction de Kathleen Wynne, l'ancienne première ministre.

Près de 9000 places en garderie ont été créées à Ottawa de 2013 à 2018, ce qui porte à 44 000 le nombre total de places pour les enfants de moins de 12 ans, soit une pour trois enfants.

Mais cela n'atteint toujours pas l'objectif d'Ottawa d'avoir une place dans un établissement pour deux enfants sur cinq.

Les nourrissons, les enfants autochtones et ceux qui n'ont besoin que de soins à temps partiel ont moins accès aux places, selon le rapport, et certains quartiers de la Ville d'Ottawa sont mal desservis par rapport à d'autres.

Par exemple, le sud d'Ottawa aurait besoin de 1034 places supplémentaires en garderie pour atteindre la cible.

Des disparités importantes

Un rapport publié en 2018 par le Centre canadien de politiques alternatives conclut qu'un quart des enfants d'Ottawa vivent dans un « désert de garderies ».

La communauté rurale de Greely, par exemple, n'avait pas de place en garderie, selon le groupe de réflexion.

Selon Deborah Thompson, du Village d'enfants d'Ottawa-Carleton, Kanata et le centre-ville ont toujours eu plus de garderies.

Les zones rurales sont des endroits mal desservies. Il y a un manque d'options. Il y a moins d'installations, a expliqué Mme Thompson.

De son côté, le groupe de Mme Thompson ouvre une sixième garderie à l'intérieur d'une école de Findlay Creek.

Malgré tout, Mme Thompson a dit qu'il peut être difficile de trouver l'espace commercial pour ouvrir une garderie dans des banlieues en pleine croissance comme Barrhaven. Elle espère que la Ville pourra aider les responsables des services de garde à déterminer où les places sont les plus nécessaires.

Soins aux nourrissons abordables... si vous gagnez 200 000 $

Bien que l'emplacement soit important, la Ville accorde aussi la priorité à rendre les services de garde d'enfants plus abordables pour les parents au cours des prochaines années.

Par exemple, les services de garde d'un nourrisson de moins de 18 mois dans une garderie d'Ottawa coûtent maintenant en moyenne 19 732 $ par année.

Selon un rapport d'un consultant du gouvernement de l'Ontario, les services de garde d'enfants ne devraient être considérés comme abordables que s'ils représentent 10 pour cent du revenu après impôt d'une famille. Cela rendrait les garderies abordables seulement pour les ménages qui gagnent 200 000 $ après impôt.

Il est inabordable d'avoir de jeunes enfants en 2019.

Une citation de :Mathieu Fleury, conseiller municipal de Rideau-Vanier

Mathieu Fleury, conseiller municipal de Rideau-Vanier, a été l'un des conseillers qui ont approuvé le plan des services de garde d'enfants d'Ottawa lors d'une réunion des Services communautaires qui a eu lieu jeudi dernier.

M. Fleury a indiqué que sa femme et lui aimeraient avoir un deuxième enfant, mais que cela augmenterait leur facture de garderie de plus de 3000 $ par mois.

Lui et d'autres conseillers municipaux disent qu'ils veulent maintenir la pression sur le gouvernement de l'Ontario pour qu'il rende les services de garde plus abordables.

Je le vis de près. Il est inabordable d'avoir de jeunes enfants en 2019, a déclaré M. Fleury.

Avec les informations de Kate Porter

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !