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Le cancer des enfants, une épreuve pour toute la famille

Le reportage de Michel Marsolais

Photo : Radio-Canada

Michel Marsolais

Septembre est le mois de la sensibilisation au cancer des enfants au pays. Chaque jour au Québec, une famille apprend qu'un de ses enfants est atteint d'un cancer. Le taux de survie s'améliore constamment, mais l’épreuve reste difficile pour tous les membres de la famille.

À 10 ans, Charlie se prépare, comme d'autres enfants, à la rentrée scolaire. Pendant la moitié de sa vie, elle a pourtant surmonté bien des épreuves, y compris un cancer.

Il y a cinq ans, les choses s'annonçaient mal. « Elle avait des symptômes de grippe. On est allés à l'hôpital le 23 décembre. On lui a diagnostiqué une leucémie. Et là, toute la vie bascule. Elle a été prise en piètre état. Plus de système immunitaire, plus d'hémoglobine, plus rien! Elle luttait pour sa vie », se rappelle sa mère, Annie Dubeau.

« Comme père, on essaie toujours d'assurer la sécurité de notre famille, de voir au bien. Mais là, tu ne peux pas rien faire. Il faut que tu fasses confiance », ajoute de son côté le père de Charlie, Éric Provost.

La leucémie représente encore le tiers des cas de cancers qui surviennent chez les enfants de moins de 14 ans. Il y a certes Leucan, un organisme qui apporte un soutien psychologique, physique et financier aux familles touchées par cette maladie, mais l'isolement provoqué par le cancer guette, avec les dangers qui y sont liés.

« Cela a des séquelles majeures sur toute la famille. Sur les parents, sur l'enfant atteint, sur la fratrie, à l'école... » explique Julie Veilleux, chef des communications numériques à Leucan.

« Cela a créé un manque d'attention pour Ève [la sœur de Charlie] parce que, veut, veut pas, on était concentrés sur Charlie », admet Éric.

Lueur d'espoir

Souvent, l'un des parents doit abandonner son travail pour rester auprès de l’enfant. Heureusement, les progrès médicaux ont changé les perspectives.

« Quatre-vingt-deux pour cent des enfants vont s'en sortir. C'est sûr qu'on parle de survie, et non de guérison. Mais il y a 40 ans, le taux de survie était de 15% », mentionne Mme Veilleux.

Privée d'activités physiques pendant longtemps, en raison de son état, Charlie rattrape maintenant le temps perdu. « Pendant quelques années, tu mets ton enfant dans une bulle où il est privé de tout », déplore M. Provost.

En rémission depuis deux ans, Charlie Provost est philosophe, malgré son jeune âge. « C’est une maladie grave. Faut que tu vives des moments difficiles, mais c'est correct. On est passés au travers », dit-elle.

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