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Tuerie au Texas : hommage aux victimes

Des gens se recueillent lors d'une vigile.

Des gens se sont rassemblés le 1er septembre 2019 lors d’une vigile qui a eu lieu à la mémoire des victimes de la fusillade d’Odessa, au Texas.

Photo : Reuters / Callaghan O'Hare

Radio-Canada

Des centaines de résidents des villes de Midland et d’Odessa, dans le nord-ouest du Texas, ont participé dimanche soir à une vigile à la mémoire des victimes de la fusillade qui a tué sept personnes la veille.

Que ce soit en anglais ou en espagnol, les pasteurs ont demandé aux gens qui s’étaient rassemblés à l’Université du Texas Permian Basin de prier pour les victimes et les blessés.

Résidents comme élus ont de la difficulté à s’expliquer pourquoi leur communauté a été ainsi propulsée dans l’actualité ce week-end. On est au milieu de nulle part. On parle de pétrole depuis toujours et ceci [la tuerie] arrive, a déclaré le maire de Midland, Jerry Morales.

Nous allons traverser cette tragédie. Nous allons montrer à cet État et à ce pays ce que cela signifie d’être forts, a ajouté le maire d’Odessa, David Turner.

Les motifs du tireur encore inconnus

En point de presse dimanche, le chef de police Michael Gerke a refusé de donner le nom du tireur, préférant ne pas « lui donner ce genre de notoriété ».

En fin de soirée, toutefois, le Service de police de la ville d’Odessa a révélé l’identité du tireur dans une publication Facebook : il s’agit de Seth Aaron Ator, un homme de 36 ans d’Odessa.

Selon des informations diffusées par des médias américains, dont le New York Times et CNN, le tireur a été congédié de son emploi de camionneur quelques heures avant la tuerie de samedi.

Les agents fédéraux ont précisé que l’homme n’avait pas de lien avec des groupes terroristes.

Michael Gerke n’était pas en mesure de dévoiler les motifs du tireur dimanche.

La chaîne d’événements a commencé samedi en milieu d’après-midi lorsque des soldats de la police d’État du Texas ont interpellé à Midland la voiture conduite par Seth Aaron Ator, qui aurait omis de signaler un virage à gauche.

Avant que le véhicule ne s’arrête complètement, le conducteur a pointé un fusil en direction de la lunette arrière de sa voiture et a tiré plusieurs coups de feu.

Le conducteur a ensuite pris la fuite, s’est emparé d’une camionnette des services postaux américains et a continué à tirer « au hasard », selon le chef Gerke, poursuivant sa route jusqu’à la ville voisine d’Odessa. À ce moment, des coups de feu ont été échangés avec les policiers et ces derniers l’ont abattu dans le stationnement d’un cinéma.

La tuerie a fait sept victimes, incluant le tireur et la conductrice de la camionnette des services postaux des États-Unis. Les victimes sont âgées de 15 à 57 ans, ont indiqué les autorités.

Au total, 22 personnes ont été blessées par le tireur, notamment un bébé de 17 mois qui a reçu des éclats de balles dans la poitrine.

Une scène de crime est établie.

La police texane poursuivait son enquête hier, notamment concernant l’utilisation d’une camionnette des services postaux des États-Unis par le tireur.

Photo : Reuters / Callaghan O'Hare

Une bonne décision, dit un expert

La décision du Service de police de la ville d’Odessa de ne pas identifier le tireur lors de la conférence de presse de dimanche était la bonne, estime Adam Lankford, un criminologue de l’Université de l’Alabama, qui a étudié l’influence de la couverture médiatique de tels drames sur de futurs tireurs.

Ultimement, le service de police peut seulement contrôler directement ce qu’il fait, et ce nom, cette information peut être partagée et retweetée des milliers de fois, explique M. Lankford, qui rappelle la puissance du médium télévisuel.

Lui et d’autres experts demandent aux médias de limiter le volume d’information à propos des tireurs lors de tragédies, disant que ça permet rarement de comprendre les raisons expliquant ces actes de violence et même d’en prévenir d’autres.

Le mouvement « pas de notoriété », qui était né à la suite de la tuerie de Columbine en 1999, a gagné en importance au cours des dernières années. En Nouvelle-Zélande, la première ministre Jacinda Ardern a refusé de nommer l’auteur d’un carnage ayant tué 51 personnes dans deux mosquées de Christchurch en mars dernier.

Des gens allument des bougies et se recueillent.

Des gens ont allumé des bougies le 1er septembre 2019 à l’Université du Texas lors d’une vigile à la mémoire des victimes de la fusillade d’Odessa, au Texas.

Photo : AFP / Cengiz Yar

Avec les informations de Associated Press, CNN, et New York Times

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