•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Victimes d’attaques de chien, des femmes se rassemblent pour faire resserrer la loi

Trois femmes devant des buissons.

Geneviève Piacentini, Lise Vadenais et Dominique Alain se rassemblent pour faire resserrer la loi sur les chiens dangereux.

Photo : Radio-Canada / Jean Arel

Radio-Canada

Dominique Alain et Geneviève Piacentini ont toutes deux frôlé la mort lorsqu’elles ont été victimes d’attaques de chiens cette année. Accompagnées de la soeur de Christiane Vadenais, qui a succombé à une attaque de pitbull en 2016, elles souhaitent que la loi sur l’encadrement des chiens, dont le dépôt est prévu cet automne, soit resserrée.

Une des mesures que le trio met de l’avant est de donner le pouvoir à Québec de réaliser des tests ADN pour vérifier la race des chiens fautifs, afin de repérer la présence de gènes de pitbull.

Les lobbyistes pros certains types de chiens vont devoir se mettre à l’écart pour ne pas influencer nos élus politiques ou tous ceux qui travaillent sur ce projet de loi sur les chiens dangereux.

Dominique Alain, victime d'une attaque de chiens

La loi 128 qui sera déposée cet automne prévoit déjà plusieurs mesures donnant des outils aux municipalités pour intervenir. Une Municipalité pourra déclarer qu’un chien est potentiellement dangereux avant qu’il ne s’en prenne aux citoyens, si son dossier répond à certains critères établis.

En cas d’attaque ou de morsure causant des blessures graves ou la mort de la victime, la Ville devra désormais ordonner sur-le-champ l’euthanasie de l’animal.

Un chien est placé dans une cage.

Les autorités ont saisi les trois chiens qui ont attaqué une dame à Potton.

Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Rousseau

Les propriétaires devront, quant à eux, obligatoirement enregistrer leur animal auprès de la Municipalité.

Les trois femmes demandent à Québec de s’assurer que les moyens financiers seront au rendez-vous pour permettre d’appliquer la loi.

Des blessures qui ne guérissent pas

La rencontre entre les trois femmes dimanche à Mont-Saint-Hilaire a été des plus émouvantes pour ces victimes. Elles unissent leurs forces pour rappeler les graves séquelles que peuvent causer de telles attaques et demandent de déployer de l’aide psychologique pour les victimes, comme elles.

Geneviève Piacentini, résidente de Rougemont, se remet tout juste d’une telle attaque, survenue en juin dernier. Alors qu’elle regardait des jouets d’enfant dans une vente-débarras à Saint-Césaire, deux chiens l’ont attaquée. Les blessures qu’elle a subies sont encore vives.

J’ai été scalpée à l’arrière de la tête et le bras droit a été vraiment déchiqueté, donc ils pensaient même au départ devoir l’amputer, le bras gauche et le dos ont aussi été touchés.

Geneviève Piacentini, victime d'une attaque de chiens

Sa rencontre avec Dominique Alain a été poignante. Les deux femmes partagent un épisode douloureux qui a fait chavirer leur vie.

Une des blessures subies par les chiens.

Dominique Alain garde de graves séquelles de l'attaque dont elle a été victime.

Photo : Radio-Canada / Denis Gervais

Alors qu'elle joggait sur le chemin de l'Aéroport dans le Canton de Potton le 29 mars dernier, trois chiens ont attaqué Dominique Alain et lui ont infligé d'importantes blessures physiques et psychologiques. Trois mois et 12 chirurgies plus tard, la femme de 55 ans s’en sort, mais elle ne pourra plus jamais rechausser ses espadrilles pour courir.

Les trois femmes espèrent que leur histoire convaincront les acteurs politiques d’agir pour éviter que de tels événements ne viennent bouleverser la vie d’autres Québécois.

Avec les informations de Jean Arel

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Estrie

Justice et faits divers