•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Cuisine collective de Matane : Pascal Bérubé croit que c’est à Québec de s’en mêler

Une jeune fille ajoute du lait dans une casserole.

Les installations de la Cuisine collective de Matane sont inadaptées à sa clientèle vieillissante. Les escaliers, le manque d'espace des locaux actuels sont devenus des entraves au développement des services.

Photo : Radio-Canada

Joane Bérubé

Selon le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, si Ottawa n’a pas d’argent pour le projet de déménagement, c’est maintenant Québec qu’il faut solliciter.

Installée dans un espace inadapté à ses besoins et à la clientèle à mobilité réduite, la Cuisine collective de Matane a besoin d’un nouvel espace.

Jusqu’à récemment, la Cuisine collective de Matane comptait sur une subvention fédérale de 400 000 $ pour boucler le budget de mise aux normes d’un bâtiment laissé vacant au centre-ville de Matane par la ressourcerie La Co.Mode verte.

Cet argent lui a échappé in extremis au printemps dernier.

Plutôt que de lancer les travaux, l'organisme a dû retourner à la case départ, en cherchant une nouvelle localisation pour les activités de la cuisine.

Relance du projet

L’idée de déménager dans l’ancienne Co.Mode verte n’a par contre jamais été abandonnée.

Des discussions ont eu lieu cet été avec d’autres organismes pour vérifier leur intérêt à se joindre au projet.

Sans résultat, jusqu’à maintenant. Il faut dire que la mise aux normes pourrait coûter entre 1 et 2 millions de dollars.

Une bâtiment peint en vert et brun dont les fenêtres sont recouvertes de plastique blanc.

Le bâtiment de l'ancienne ressourcerie est située sur l'avenue Saint-Jérôme au centre-ville de Matane.

Photo : Radio-Canada

La Ville de Matane aimerait bien que cet édifice situé sur la rue principale puisse trouver preneur.

Le député aussi. Pascal Bérubé rappelle que les services de la Cuisine collective sont, de surcroît, des services essentiels pour les plus démunis. C'est, dit-il, ce qui le motive.

Il est assez ironique de voir des centaines de milliers de dollars annoncés partout sur notre territoire, mais pas pour un enjeu aussi important que le soutien aux personnes vulnérables. En ce sens, si le gouvernement fédéral a failli, je vais aller chercher cet argent, j’en fais un engagement personnel.

Pascal Bérubé indique qu'il souhaite interpeller le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, dès mardi pour obtenir l’argent manquant.

Je suis convaincu qu’ils seront ouverts à cette demande. Si ça prend 400 000 $ et que le gouvernement ne l’a pas, je vais aller faire le tour au gouvernement du Québec pour l’obtenir. C’est ce que j’ai dit à la directrice de la cuisine et au maire de Matane. Le montant exigé est bien peu compte tenu des impacts positifs que ça va avoir dans notre milieu.

Pascal Bérubé, devant un ordinateur, répond aux questions d'un journaliste.

Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia et chef parlementaire du Parti québécois, veut rencontrer le ministre de la Solidarité sociale

Photo : Radio-Canada

Par ailleurs, le député s’interroge aussi sur ce qu’il est advenu de l’argent qui avait été annoncé en juin 2013. La subvention n'aurait, croit-il, jamais été utilisée.

La somme de 1,1 million de dollars, dont plus de 560 000 $ promis par Québec, devait être investie par La Co.Mode verte dans des travaux d’électricité, de ventilation ainsi que diverses réparations et améliorations du bâtiment dont la toiture et la structure.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Politique