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L'ouragan Dorian se déchaîne sur les Bahamas et s'approche des États-Unis

Une photo satellite de l'ouragan Dorian fournie par la NASA

Photo : Reuters / Handout .

Radio-Canada

L'ouragan Dorian s’approchait dimanche soir de la côte est des États-Unis après s'être abattu avec fracas sur les Bahamas, causant des pluies torrentielles et des vents frôlant les 300 km/h, un record pour cet archipel des Caraïbes.

Deux endroits aux Bahamas ont été touchés depuis, selon l'agence américaine : les îles Abacos, près de Marsh Harbour, vers 14 h avec des vents atteignant 285 km/h et Elbow Cay, plus tôt, vers 12 h 40. Les rafales peuvent atteindre 350 km/h.

Selon le Service des incendies du district de Hope Town, les îles Abaco auraient subi d’importants dégâts sous l'impact de Dorian.

Plusieurs sources font état de maisons détruites ou de toitures arrachées. Les pompiers feront l’état officiel des dommages une fois l’ouragan passé.

« Ce n’est pas le moment de paniquer, mais plutôt de planifier comment nous allons commencer la reconstruction », a déclaré sur les médias sociaux le Service des incendies.

La directrice générale du ministère du Tourisme et de l'Aviation, Joy Jibrilu, des propriétés et des infrastructures publiques dans le nord-ouest de l'archipel ont subi d’importants dégâts. « C'est catastrophique », a-t-elle lancé. Aucune perte de vie n'a été rapportée.

Il s'agit « d'une situation extrêmement dangereuse », a martelé Ken Graham, le directeur du NHC.

Dorian devient l'ouragan le plus violent de l'histoire moderne dans le nord-ouest des Bahamas.

Ken Graham, directeur du NHC

Hubert Minnis, premier ministre de cet archipel de quelque 700 îlots situé entre la Floride, Cuba et Haïti, a appelé la population à se mettre à l'abri aussi rapidement que possible.

« [Dans certains secteurs des îles Abacos], on ne peut pas distinguer le début d'une rue du début de l'océan », a-t-il déclaré.

« Les gens sont encore traumatisés par l'ouragan Matthew (en 2016), mais c'est encore pire », a affirmé Yasmin Rigby, une résidente de Freeport, à Grand Bahama.

Quatorze centres d'accueil ont été ouverts dans tout le pays. Les aéroports situés sur les îles Abacos, Grand Bahama et Bimini ont été fermés. L'aéroport international Lynden Pindling à Nassau reste ouvert.

Dorian se déplace lentement vers l'ouest à la vitesse de 7 km/h.

Le Centre a également précisé que l'ouragan pourrait faire du surplace au-dessus des îles Abacos ou de l'île de Grand Bahama pendant plus de 24 heures à partir de dimanche soir.

Ken Graham a indiqué qu'un tel scénario serait catastrophique pour l'archipel. Les météorologues pensent que le niveau de l'eau de l'océan pourrait monter de six mètres dans certaines parties du nord des Bahamas. L'onde de tempête sera accompagnée de vagues immenses.

La Floride dans le collimateur

Après les Bahamas, l'ouragan devrait ensuite se rapprocher de la côte est de la Floride lundi et mardi, mais il est difficile de prévoir avec quelle intensité il va frapper le « Sunshine State ».

« Beaucoup de mouvement, très difficile à prédire », avait résumé samedi le président Donald Trump dans un tweet.

« Initialement, il devait frapper directement la Floride », a-t-il rappelé dimanche matin à son arrivée à la Maison-Blanche de retour de Camp David. « Il semble désormais qu'il va remonter vers la Caroline du Sud et la Caroline du Nord. La Géorgie et l'Alabama vont aussi être touchés. »

Une femme est assise dans une chaise sur une plage. Derrière elle, l'océan et le ciel sont assombris par le mauvais temps.

L'ouragan Dorian s'approche de Jacksonville, en Floride.

Photo : Reuters / Maria Alejandra Cardona

Selon le directeur du NHC Ken Graham, Dorian pourrait toucher terre aux États-Unis, n'importe où de la Floride à la Caroline du Nord, au cours des cinq prochains jours.

Le gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster, a déclaré l'état d'urgence dans son État. « La force et le caractère imprévisible de la tempête nous obligent à nous préparer à tous les scénarios », a-t-il souligné.

En fin d'après-midi dimanche, M. McMaster a ordonné l'évacuation obligatoire des côtes de l'État à partir de lundi midi. La circulation sera alors redirigée vers l'intérieur des terres pour faciliter le trafic.

Près d'un million de personnes devront donc quitter leur demeure, certains pour une quatrième fois en quatre ans.

L'état d'urgence avait déjà été déclaré en Floride et dans une douzaine de comtés de l'État de Géorgie. Cette mesure permet de mieux mobiliser les services publics de l'État et de recourir si besoin à l'aide fédérale.

Une évacuation obligatoire a aussi été ordonnée pour les régions côtières des comtés de Palm Beach et Martin, en Floride.

Soulagement prudent

Si une forme de soulagement dominait à Miami, les habitants restaient prudents et la distribution par la ville de sacs de sable pour lutter contre les inondations se poursuivait.

Le gouverneur républicain de la Floride, Ron DeSantis, a exhorté la population à « rester vigilante ».

Nous ne sommes pas encore sortis du bois, a-t-il déclaré.

La Floride, principalement constituée d'une péninsule dans le sud-est des États-Unis, se trouve chaque année en première ligne lors de la saison des ouragans.

Avec un relief très plat, le littoral est particulièrement menacé par une montée des eaux. Le centre des terres se caractérise également par de faibles altitudes. Pour les habitants, la principale menace est donc les inondations.

Selon un responsable coordonnant les secours, 12 000 soldats se trouvent actuellement en Floride en attendant l'arrivée de Dorian.

L'aéroport d'Orlando, où atterrissent les touristes voulant visiter Disney World, qui devait fermer lundi restera finalement ouvert.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et CNN

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