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Des parents endeuillés témoignent lors de la journée de sensibilisation aux surdoses

Deux femmes s'adressent à des gens devant un pupitre à Toronto.

Les membres de Moms Stop the Harm, un groupe de familles canadiennes qui préconise une approche de réduction des méfaits dans la lutte contre la toxicomanie

Photo :  CBC / Michael Charles Cole

Radio-Canada

Des dizaines de parents qui ont perdu des êtres chers à cause de la drogue ont marqué samedi la Journée internationale de sensibilisation aux surdoses avec des discours et des témoignages à Toronto, tout en prônant pour avoir davantage de centres de consommation supervisés.

Ça ne devient pas plus facile, a déclaré Mary Byberg, la mère de Jennifer Barber, morte d'une overdose à Toronto en 2016.

Nous voulons le changement.

Mary Byberg, mère d'une victime d'une surdose

Nous vivons différemment. Le jour de sa mort, je ne pensais pas pouvoir vivre un autre jour. Et pourtant, je suis là. Ça fait presque trois ans. Son anniversaire est dans une semaine et demie. Elle aurait eu 33 ans. La douleur est aussi grande que ce jour-là, confie-t-elle.

Des familles sont assises et se tiennent la main, comme s'ils étaient en train de prier ensemble.

Des familles ont partagé leur chagrin et leur douleur et ont appelé à établir davantage de sites d'injection supervisés.

Photo :  CBC / Michael Charles Cole

Mary Byberg estime que sa fille serait toujours vivante si elle avait pu s’approvisionner de façon sécuritaire et si les divers ordres de gouvernement avaient déclaré un état d’urgence sanitaire pour la crise des opioïdes.

Les personnes qui consomment de la drogue ont besoin de gentillesse et de compassion et non de honte et de mépris, a-t-elle ajouté.

Les membres de Moms Stop the Harm, un groupe de mères canadiennes qui prône une approche décriminalisante dans la lutte contre les dépendances, ont organisé une cérémonie et un lever le drapeau à l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation aux surdoses au Nathan Phillips Square, à Toronto.

Des affiches avec des coeurs.

Des affiches ont été tenues lors de la cérémonie de la Journée de sensibilisation aux surdoses pour exprimer le chagrin et la douleur des familles et pour appeler au changement.

Photo :  CBC / Michael Charles Cole

Des familles ont partagé leur chagrin et leur douleur et ont appelé à établir davantage de sites d'injection supervisés.

Theresa Zaporozan est venue de Port Perry, au nord-est de Toronto, pour soutenir la cause. Son fils Zachary est mort d'une surdose en mars 2018 après avoir lutté contre la dépendance pendant 10 ans.

C'était un beau et superbe jeune homme au visage de bébé, a-t-elle déclaré. La drogue est partout et commence très jeune. Ça commence dans les écoles publiques. La drogue donne parfois confiance aux gens quand ils en manquent. J'ai toujours le sentiment que tout le monde mérite d'être aidé, dit-elle.

Le maire de Toronto, John Tory, a déclaré que la Ville s'était engagée à résoudre ce qu'il a qualifié de crise d’empoisonnement aux opioïdes par le biais de son plan d'action en cas de surdose et de ses services de prévention, ses services de réduction des méfaits et ses services de traitement.

Le maire a aussi déclaré que les décès affectent le taux d'espérance de vie au Canada. L'espérance de vie au Canada a ralenti pour la première fois en quatre décennies, car un nombre croissant de jeunes meurent des suites d'une overdose, principalement liée aux opioïdes, a-t-il indiqué.

Une trousse de naloxone accroché à un arbre.

La Ville de Toronto a envoyé cette semaine un avis au personnel des parcs lui demandant de ne pas toucher aux trousses de naloxone que les membres de la communauté ont attachées aux arbres et aux clôtures pour venir en aide aux personnes dans le besoin.

Photo :  CBC / Michael Charles Cole

Le maire a rapporté qu'il y avait eu 1363 morts de surdoses aux opioïdes en Ontario, dont 294 à Toronto l'année dernière, selon des données préliminaires. À Toronto, leur nombre a plus que doublé par rapport à celui de 2015. Environ 60 % des personnes décédées avaient moins de 45 ans.

L'année dernière, les ambulanciers de Toronto ont répondu à 3265 appels liés à une surdose d'opioïdes, dont 146 surdoses mortelles qui seraient liées aux opioïdes, a ajouté le maire.

Vendredi, la Ville a par ailleurs annoncé que les trousses de naloxone laissés dans les parcs de Toronto par des membres de la communauté pour aider les victimes de surdose ne seraient plus retirées par le personnel municipal.

Avec les informations de CBC

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