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L'émissaire américain parle d'un accord imminent entre les États-Unis et les talibans

L'émissaire américain Zalmay Khalilzad en avril dernier, à Kaboul.

L'émissaire américain Zalmay Khalilzad, en avril dernier, à Kaboul.

Photo : Reuters / Omar Sobhani

Agence France-Presse

Les États-Unis et les talibans afghans sont « sur le point de conclure un accord » pour mettre fin à 18 ans de conflit en Afghanistan, a affirmé dimanche l'émissaire américain Zalmay Khalilzad lors de la clôture du dernier cycle de pourparlers de paix, à Doha.

Nous sommes sur le point de conclure un accord qui réduira la violence et ouvrira la voie aux Afghans pour s'asseoir ensemble pour négocier une paix honorable et durable, a tweeté M. Khalilzad.

Celui-ci s'exprimait au terme du huitième et dernier jour du neuvième cycle de négociations au Qatar entre les représentants des États-Unis et des talibans. Il était attendu plus tard dimanche à Kaboul pour des consultations, a-t-il précisé.

Le négociateur américain n'a pas dit s'il était en possession d'un texte finalisé à présenter aux autorités afghanes. Plusieurs responsables avaient laissé entendre ces derniers jours qu'un déplacement à Kaboul pourrait être le signal d'une issue positive, mais que l'éventuelle annonce d'un accord n'interviendrait qu'une fois que le gouvernement afghan et les principaux partenaires auraient été informés, et après le feu vert du président américain Donald Trump.

Malgré les spéculations, nous n'avons pas encore d'annonce à faire, a dit à l'AFP un porte-parole du département d'État américain à Washington après les tweets de Zalmay Khalilzad, précisant que ce dernier s'entretiendrait à Kaboul avec un grand nombre d'Afghans, à commencer par les dirigeants gouvernementaux.

Presque finalisé

Le porte-parole des talibans à Doha, Suhail Shaheen, a affirmé de son côté samedi que l'accord était presque finalisé.

Un tel accord devra permettre le retrait des forces américaines et assurer la sécurité du territoire américain, pas sur la base d'une confiance aveugle, mais d'engagements clairs qui feront l'objet d'une vérification, a insisté le porte-parole du département d'État.

Si et quand nous serons en mesure d'annoncer un accord, le processus laissera la place aux négociations interafghanes, où les talibans s'assoiront avec les autres Afghans pour s'engager ensemble en faveur d'un cessez-le-feu permanent et global, a-t-il ajouté.

Quelque 13 000 soldats américains sont actuellement encore déployés en Afghanistan, où les États-Unis sont intervenus en 2001 pour traquer le réseau djihadiste Al-Qaïda, responsable des attentats du 11 septembre et déloger les talibans alors au pouvoir à Kaboul. Les effectifs du contingent américain ont atteint jusqu'à 98 000 hommes en 2011.

Ramener les gars à la maison

Désireux de mettre un terme aux guerres sans fin et de ramener les gars à la maison, le président américain Donald Trump avait demandé il y a un an que des pourparlers directs inédits soient entamés avec les talibans. Le neuvième cycle de ces discussions, qui se veut décisif, est actuellement en cours à Doha.

M. Trump a annoncé jeudi qu'en cas d'accord, 8 600 soldats américains resteraient dans un premier temps en Afghanistan, sans toutefois donner le détail de la présence qu'il souhaite maintenir sur le plus long terme.

Ce retrait, principale revendication des talibans qui le veulent total, se ferait en échange de l'engagement des insurgés que les territoires qu'ils contrôlent ne soient plus utilisés par Al-Qaïda ou d'autres groupes terroristes.

Un tel accord aiderait à créer un Afghanistan souverain et unifié qui ne menacera pas les États-Unis, ses alliés ou tout autre pays, a ajouté M. Khalilzad dans son tweet dimanche.

Le neuvième cycle de pourparlers à Doha a pris fin alors que les talibans ont lancé samedi une offensive sur la ville stratégique de Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan.

Cette offensive démontre que les talibans ne croient pas à l'opportunité de paix portée par les États-Unis et le gouvernement afghan, a accusé sur Twitter Sediq Sediqqi, le porte-parole du président Ashraf Ghani, dont le gouvernement a été tenu à l'écart par Washington dans ses négociations directes avec les insurgés.

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