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Le prix du nickel à son plus haut depuis 2014

Un immeuble vert et gris

La région du Grand Sudbury, en Ontario, est la plus importante productrice de nickel du Canada (Mine Lockerby).

Photo : Radio-Canada / CBC News

Radio-Canada

Le cours du nickel continue de grimper. À la bourse de Londres, vendredi, le prix du nickel a augmenté de 1,7 % pour atteindre 16 730 $ la tonne, son plus haut niveau depuis décembre 2014. Plusieurs raisons expliquent cette hausse, dont la possible fermeture d’une usine de nickel en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Un déversement de déchets toxiques dans une baie de la Papouasie-Nouvelle-Guinée affole le marché des métaux. L’usine de traitement du nickel Metallurgical Corp of China fait l’objet de plusieurs plaintes et risque la fermeture.

C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ou en tout cas qui a été évoquée pour justifier cette hausse des prix

Jean-Charles Cachon, un expert dans l'industrie minière et professeur à l’Université Laurentienne.

Mais selon un expert en industrie minière et professeur à l'Université Laurentienne, Jean-Charles Cachon, le prix du nickel avait déjà augmenté de 50 % depuis le début de l’année en raison de la diminution des stocks officiels et de l’incertitude qui règne autour des exportations indonésiennes de nickel.

L’Indonésie, qui est un producteur clé dans le secteur, est sur le point de présenter une interdiction d’exporter ce minerai, explique-t-il.

Vers une augmentation de la production canadienne?

Cette augmentation du prix du nickel pourrait profiter à la région du Grand Sudbury, en Ontario, qui exploite plusieurs gisements de nickel.

Les producteurs de Sudbury dépensent en ce moment plusieurs centaines de millions par an pour développer de nouvelles mines tout électriques de grandes profondeurs, donc plus le prix grimpe, plus ça va permettre de rembourser rapidement les investissements qui ont été faits, explique Jean-Charles Cachon.

Selon le professeur, une hausse éventuelle de la production canadienne de nickel ne provoquera toutefois pas d'importantes créations d’emplois, mais ça va probablement accélérer la mécanisation et le passage au tout électrique, estime-t-il.

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