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L’approbation d’une usine de traitement de déchets dangereux suscite l’inquiétude

Des gens assis sur des chaises dans une salle.

Une trentaine de personnes ont assisté à la rencontre du conseil municipal jeudi soir.

Photo : Radio-Canada / Bryce Hoye

Radio-Canada

Le conseil municipal de Springfield a accepté une proposition d’usine de traitement de déchets dangereux sur son territoire. La décision est loin de faire l’unanimité chez les résidents.

Jeudi, les conseillers de la municipalité rurale ont voté en faveur du projet de l’entreprise Tervita. Quatre conseillers étaient en faveur, deux contre.

Tervita souhaite installer son usine sur la rue Redonda, tout près de l’autoroute périphérique. Les installations recueilleraient principalement les déchets provenant des industries pétrolière et minière de l’Alberta, mais aussi des pesticides, ampoules, filtres à huile et autres produits dangereux provenant d’activités industrielles et domestiques.

Un terrain entouré d'une clôture.

C'est sur ce terrain de la rue Redonda que l'entreprise Tervita compte installer ses opérations.

Photo :  Google Maps

Une trentaine de résidents et propriétaires d’entreprises du secteur ont assisté à la rencontre du conseil municipal, jeudi.

Jim Stevenson, propriétaire d’Eagle Industrial, une entreprise qui se trouve en face du site où l’usine serait construite, était à la rencontre. Il dénonce le manque de vision du conseil municipal.

« Je suis déçu par le conseil. Il n’y a pas assez eu de consultations avec les gens du secteur. La présence de ce genre d’usine pourrait avoir des conséquences néfastes sur l’environnement et la santé de mes employés », a-t-il dit.

Un homme parle devant un mico en agitant les mains.

Jim Stevenson s'inquiète de la présence de déchets dangereux dans le secteur qui pourraient, selon lui, faire baisser la valeur des terrains et propriétés.

Photo : Radio-Canada / Bryce Hoye

Jim Stevenson a rappelé que Tervita a eu des problèmes à certaines de ses installations.

En 2016, la petite ville de Virden, au Manitoba a lancé une poursuite contre Tervita alléguant que l’entreprise avait mis en péril la qualité des eaux souterraines et du sol.

Puis, il y a environ deux ans, des plaintes concernant des odeurs rendant les gens malades avaient forcé le gouvernement de la Saskatchewan à enquêter sur une usine appartenant à Tervita.

L’enquête avait révélé que l’odeur provenait de déchets dont la collecte pour élimination n’était pas permise sur le site.

Le vice-président de Tervita a toutefois voulu rassurer les résidents en soulignant que l’entreprise travaillait avec le gouvernement local pour s’assurer que ses opérations rencontrent toutes les normes de sécurité.

Il a donné en exemple les installations de la rue Saint-James à Winnipeg qui sont en opération depuis plus d’une décennie et qui n’a connu que quelques petits incidents mineurs.

« Je comprends toutefois que les mots déchets dangereux peuvent faire peur », a-t-il admis.

Si Tervita obtient l’aval de la province pour l’ouverture de son usine, elle devra ensuite remplir 11 conditions imposées par le conseil municipal de Springfield dont une révision de ses opérations quatre ans après l’ouverture afin d’évaluer si elle peut poursuivre ses activités dans le secteur.

Avec les informations de Bryce Hoye

Manitoba

Politique municipale