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Des infirmières participent à un sit-in à l'Hôpital de Gatineau

L'extérieur de la salle d'urgence de l'Hôpital de Gatineau

L'extérieur de la salle d'urgence de l'Hôpital de Gatineau

Photo : Radio-Canada / Audrey Roy

Radio-Canada

Des infirmières de l'Hôpital de Gatineau ont cessé de travailler pendant une dizaine de minutes, lors du changement de quart de travail entre les employés de nuit et de jour, samedi matin.

Les infirmières voulaient ainsi protester le refus du CISSS de l'Outaouais de payer les heures supplémentaires à taux double pour le long week-end, après avoir promis de le faire.

On donne un bonbon, puis on l'ôte. Voilà les conséquences de ça ce matin, déplore Josée McMillan, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de la santé et des services sociaux de l'Outaouais – CSN.

Selon le président par intérim du Syndicat des professionnelles en soins de l'Outaouais, Patrick Guay, il n'y aurait pas eu de manifestation si le CISSS n'était pas revenu en arrière.

Lorsque l'employeur a retiré sa parole, elles [les infirmières] ont dit : "Désolées, on ne perdra pas notre journée de congé pour aller travailler."

Patrick Guay, président par intérim du SPSO

Une chute à déplorer, selon un syndicat

Le CISSS de l'Outaouais a assuré qu'en dépit du manque de personnel, les soins allaient être prodigués de façon sécuritaire.

Josée McMillan, du STTSSSO-CSN, n'est pas du même avis. La représente syndicale rapporte par ailleurs qu'une patiente a fait une chute en matinée parce qu'il n'y avait pas de préposée pour la surveiller.

Les préposées courent partout, parce qu'elles sont seulement deux ce matin, deux pour 36 patients, déplore Mme McMillan.

Véronique Belley en entrevue devant l'Hôpital de Gatineau

Véronique Belley est infirmière clinicienne à l'Hôpital de Gatineau. Après avoir complété un quart de travail de 13 heures, elle se prépare à rentrer chez elle pour se reposer avant de retourner au travail à minuit.

Photo : Radio-Canada

Deux infirmières rencontrées à la fin de leur quart de travail de treize heures ont partagé les mêmes observations.

La sécurité des soins est offerte, mais la qualité ne sera peut-être pas là, a déploré Véronique Belley, infirmière à l'Hôpital de Gatineau depuis maintenant six ans.

Ça fait 13 heures qu'on est là et on n'a pas mangé depuis hier. On est fatiguées.

Véronique Belley, infirmière clinicienne

Les filles sont épuisées, on est tannées. La surcharge est trop lourde, a renchéri sa collègue, Caroline Dufour.

Une rencontre d'urgence doit avoir lieu vendredi entre les représentants syndicaux, le ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe, et la haute direction du CISSS.

Ils tenteront de trouver une solution permanente au problème des heures supplémentaires obligatoires.

Avec les informations d'Audrey Roy

Ottawa-Gatineau

Établissement de santé