•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Métaux BlackRock retarde le début de ses travaux à La Baie

Une maquette en trois dimensions permet de voir à quoi doit ressembler l'usine de Métaux BlackRock.

Cette maquette permet de voir à quoi doit ressembler l'usine de Métaux BlackRock.

Photo : Courtoisie / Métaux BlackRock

Radio-Canada

Les dirigeants de Métaux BlackRock invoquent des raisons météorologiques et financières pour justifier leur décision de suspendre la plupart des activités de l'entreprise à Grande-Anse. Pour l'instant, ils ne maintiennent que les travaux ayant un lien avec leurs engagements environnementaux.

Les dirigeants de l'entreprise ont annoncé leurs intentions par voie de communiqué vendredi soir. Ils ont, toutefois, assuré que les travaux ayant été interrompus vont reprendre dès le printemps 2020.

Ils ont rencontré, dans les derniers jours, des représentants de la Ville de Saguenay, d'Énergir et d'Hydro-Québec pour leur permettre de revoir leurs propres échéanciers concernant les alimentations en eau, en gaz et en électricité des futures installations de Métaux BlackRock.

La directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord, Sandra Rossignol, qui a aussi pu discuter avec les responsables de l'entreprise, affirme avoir été rassurée.

Ils mettent vraiment toutes les chances de leur côté pour éviter les dépassements de coûts parce qu’ils savent que la construction hivernale, ça coûte cher. La Chambre croit que c’est une bonne décision. On connaît bien l’équipe de Métaux BlackRock. On a confiance en ses capacités de mener à terme le projet.

Sandra Rossignol, directrice générale de la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord

De son côté, la mairesse de Saguenay, Josée Néron, salue la transparence dont les dirigeants de l'entreprise ont fait preuve à l'endroit de leurs partenaires.

Ils ont pris la peine de nous rencontrer, de nous informer de la suite des choses, souligne cette élue.

À son avis, une telle attitude donne à penser qu'il s'agit d'interlocuteurs de bonne foi.

Quant au directeur général de l’Administration portuaire du Saguenay, Carl Laberge, il soutient que dans le cadre d'un projet de cette envergure, [...] ce n'est pas facile de boucler [le financement].

Il ajoute qu'il n'est donc pas surpris outre mesure par la tournure des événements.

D'un ton posé, M. Laberge lance un message rassurant aux responsables de Métaux BlackRock.

L'Administration portuaire du Saguenay les prendra quand ils vont être prêts à opérer, mentionne-t-il.

Un son de cloche différent

Le porte-parole de la Coalition Fjord, Adrien Guibert-Barthez, espère, pour sa part, pouvoir obtenir des réponses d'ici au printemps prochain.

Il précise avoir encore beaucoup de questions par rapport au montage financier global du projet et à ses impacts environnementaux.

Je tente de faire en sorte que la population puisse avoir l'ensemble des informations, martèle M. Guibert-Barthez.

À ce jour, plus de 180 millions de dollars auraient été dépensés en prévision de la mise en place de la mine et de l'usine de traitement de ferrovanadium de Métaux BlackRock.

Avec les informations de Rosalie-Dumais-Beaulieu et de Denis Lapierre

Saguenay–Lac-St-Jean

Métaux et minerais