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Encore des places en garderie francophone?

Murale colorée où il est inscrit : Centre de petite enfance.

Les places dans les garderies publiques francophones sont toujours limitées à Regina et à Saskatoon.

Photo : Radio-Canada / Liam St-George Avison

Sophie Chevance

À quelques jours de la rentrée des classes, les parents s’affairent pour organiser la vie de famille et s’assurer d’avoir, dans de nombreux cas, une place en garderie pour leurs enfants. Mais ils devront se contenter, bien souvent, d’inscrire leur nom sur une liste d’attente.

Les garderies francophones publiques de Regina affichent déjà complet ou presque.

Le Centre éducatif Gard’amis n’a plus de places pour ses trois groupes d’âge, soit les enfants de 7 semaines à 17 mois, de 18 à 30 mois et ceux d''âge préscolaire, qui ont entre deux ans et demi à 4 ans.

Au Centre éducatif du Parc, la directrice, Hassina Atek, indique que ses trois places en pouponnière ont rapidement trouvé preneurs et que 10 parents sont actuellement sur une liste d’attente.

Hassina Atek précise que, du côté des enfants d’âge préscolaire, il ne lui reste que peu de disponibilités sur les 38 places de son établissement.

On n’a jamais assez d’offres de services en français.

Hassina Atek, directrice du Centre éducatif du Parc

Hassina Atek assure qu’avec les inscriptions de la rentrée il ne se passera pas beaucoup de temps avant que sa capacité maximale d’accueil soit atteinte.

En dépit de l’ouverture récente de la maison éducative Gard'Amis en début d’année et du Centre éducatif du Parc en 2018, les besoins d’espaces de garderies francophones sont toujours criants dans la capitale, selon la directrice du Centre éducatif Gard’amis, Sylvie Gaudreault.

Les parents fransaskois auront le choix, s'ils le veulent, de s’orienter du côté privé, où quelques places sont encore disponibles, selon les endroits.

Il y a des garderies qui ont de la place, d’autres qui ont toujours une liste d’attente, affirme Khady Bodian, directrice de la garderie KeurDiarraye.

Pour le président de l’Association des parents fransaskois, Philolin Ngomo, la situation est préoccupante. Au quotidien, beaucoup de parents me disent qu’ils n’ont pas la possibilité d’inscrire leurs enfants dans les garderies francophones. Ils sont inquiets, puisqu’en inscrivant leurs enfants à la garderie anglophone, il y a déjà l’idée de la langue que les enfants vont perdre, souligne-t-il.

À Saskatoon

Les besoins ne diminuent pas non plus dans la Ville des Ponts.

Au Centre éducatif Félix le Chat, 30 enfants sont inscrits sur la liste d'attente pour les poupons, 9 pour les trottineurs (19 à 30 mois) et 3 pour le préscolaire.

La liste d’attente des poupons s’étend jusqu'à 2021.

Profil de Camille Lapierre.

Camille Lapierre indique qu'un consultant a mené une étude de faisabilité afin de déterminer les besoins en petite enfance.

Photo : Radio-Canada / Olivier Ferapie

Les familles s’inscrivent dès que les mamans apprennent qu’elles sont enceintes.

Camille Lapierre, présidente de l'Association des parents de l'École canadienne-française de Saskatoon

D'après Camille Lapierre, l'Association des parents de l'École canadienne-française de Saskatoon étudie depuis le mois de mars la possibilité d'aménager une deuxième garderie, qui serait liée à un deuxième pavillon élémentaire.

Avec les informations d'Omayra Issa et d'Émilie Dessureault-Paquette

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