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L'approbation plus rapide d’étudiants étrangers francophones pourrait profiter au Nord

Des étudiants universitaires.

Des étudiants de l'Université de Hearst pour l'année scolaire en cours. L'institution accueille déjà plusieurs étudiants étrangers.

Photo : Francis Bouchard

Miguel Lachance

Le Volet direct pour les études, qui accélère le traitement des permis d’études, sera accessible dès le 9 septembre aux résidents du Sénégal et du Maroc, deux pays qui comptent un bon nombre de francophones. Cela pourrait profiter aux établissements postsecondaires nord-ontariens, estime des intervenants de la communauté franco-ontarienne.

Amhed Hussen, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, a annoncé vendredi l’élargissement du programme qui a été mis en place en 2018 pour les étudiants de Chine, d’Inde, des Philippines et du Vietnam.

La société accueillante et diversifiée du Canada, ses établissements d’enseignement de haute qualité et les possibilités de travailler ou d’immigrer après les études ont fait du Canada une destination parmi les plus attrayantes pour les étudiants étrangers.

Amhed Hussen, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté

Le Pakistan avait par ailleurs déjà été ajouté à la liste des pays participants au programme en juillet 2019.

La directrice des communications et des liaisons de l’Université de Hearst, Lysann Boisvert, souligne que l’institution accueille déjà plusieurs étudiants en provenance du Sénégal.

Elle explique que la partie la plus longue du recrutement est habituellement l’obtention du permis d’étude.

L’ajout du Sénégal au Volet direct pour les études sera donc fort utile pour l’université dans ses efforts de recrutement, croit-elle. L’étudiant peut nous confirmer l’offre d’admission plus rapidement.

Le nouveau coordonnateur du Réseau de soutien à l’immigration du Nord de l’Ontario, Thomas Mercier, note que le Volet direct favorisait jusqu’à maintenant l’immigration anglophone.

Un homme avec des lunettes regarde l'objectif.

Thomas Mercier sera basé à Sudbury. Il entrera en fonction le lundi 12 août.

Photo : Facebook / Carrefour francophone

Il croit que l’ajout du Sénégal et du Maroc permet de rééquilibrer, du moins en partie, le programme en faveur des francophones.

Même s’il ne s’agit pas de la seule solution pour attirer des francophones dans le Nord, le recrutement d’étudiants internationaux francophones ou bilingues est efficace et nécessaire, selon M. Mercier.

Les étudiants étrangers sont une source de talent non négligeable, précise-t-il. C’est important autant pour maintenir nos institutions postsecondaires francophones dans le Nord de l’Ontario que pour nos communautés francophones.

On parle de personnes qui ont passé au cours de leurs études deux, trois ou quatre ans dans l’économie du Nord, à découvrir la francophonie nord-ontarienne.

Thomas Mercier, coordonnateur du Réseau de soutien à l'immigration francophone du Nord de l'Ontario

Lysann Boisvert abonde dans le même sens. Leur intégration est déjà faite.

Ils ont un diplôme canadien, donc aussitôt qu’ils terminent [leurs études], ils sont déjà prêts au marché du travail, ils ont fait le tour des quatre saisons et ils sont probablement déjà installés dans une de nos communautés.

Lysann Boisvert, directrice des communications et des liaisons de l'Université de Hearst

Selon Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, près de 54 000 anciens étudiants sont devenus résidents permanents en 2018.

Nord de l'Ontario

Éducation