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Toujours pas assez de fruits et légumes dans les sacs à lunch canadiens

Panier de légumes.

Les enfants canadiens ont consommé plus de fruits, de légumes et de grains entiers dans leurs repas du midi en 2015 qu'en 2004.

Photo : iStock / @iStockphoto.com

Francis Beaudry

Si la qualité des repas du midi dans les écoles a connu une amélioration depuis 2004, l’Ontario et les autres provinces canadiennes sont encore loin des objectifs de nutrition du Guide alimentaire canadien, affirme une étude de l’Université de la Colombie-Britannique.

La recherche, qui cible les jeunes canadiens de 6 à 17 ans, a mesuré leurs habitudes alimentaires à l’heure du dîner de 2004 à 2015.

L'étude démontre un indice HEI (Healthy Eating Index) moyen de 58 sur 100 pour cette période, c'est-à-dire 7 points de plus qu’en 2004.

C’est cependant bien peu, comme le constate la chercheuse Claire Tugault-Lafleur, rédactrice principale de l’étude.

On est très, très loin. Ce qu’on voudrait, c’est un score de 100, sans compter que ce score ne s’applique qu’aux repas consommés à l’école.

Claire Tugault-Lafleur, chercheuse post-doctorante à l'Université de la Colombie-Britannique.

Pour avoir un score parfait, un enfant devrait consommer exactement le tiers des portions recommandées par le Guide alimentaire canadien lors de son repas du midi.

Une politique pour guider les écoles et les parents

Depuis 2011, les écoles de l’Ontario doivent se conformer à une politique concernant les boissons et les aliments.

Cette politique explique la place que doivent occuper certains types d’aliments dans l’offre alimentaire des écoles.

Elle ne s’applique qu’aux aliments vendus sur place et exclut les lunchs et les aliments qui sont servis aux enfants lors d’occasions spéciales.

Extrait de la politique provinciale

  • Produits les plus sains (80 % et plus) : Les produits classés sous cette catégorie sont les choix les plus sains et contiennent généralement un pourcentage plus élevé d'éléments nutritifs de base et une plus faible quantité de matières grasses, de sucre ou de sodium. Cette exigence s'applique aussi aux choix de boissons.
  • Produits moins sains (≤ 20 % des choix) : Les produits classés sous cette catégorie risquent d'avoir une teneur en matières grasses, en sucre ou en sodium légèrement supérieure à celle des produits classés « Vendre le plus ».
  • Vente non permise : Les produits classés sous cette catégorie contiennent généralement peu ou pas d'éléments nutritifs de base ou contiennent de grandes quantités de matières grasses, de sucre ou de sodium (p. ex. friture et tout aliment frit, confiseries).

Extrait du site web du gouvernement de l’Ontario (Nouvelle fenêtre)

Du côté des conseils scolaires de l’Ontario, l’application de cette politique se fait à l’aide de politiques internes.

Le Conseil scolaire Viamonde, qui est responsable des écoles francophones publiques dans le Sud de l’Ontario, a une politique interne sur l’alimentation de ses élèves depuis 2011, politique qui est révisée tous les quatre ans

Le règlement est présentement en révision, une nouvelle mouture sera soumise à des consultations au courant de l’année scolaire.

Cette nouvelle version utilisera le nouveau guide alimentaire canadien comme guide de référence.

L’insécurité alimentaire, un facteur aggravant

Selon l’étude, un ménage sur six est victime d’insécurité alimentaire, ce qui veut dire que l’accès à la nourriture saine est plus difficile.

En 2004, l'écart entre les ménages vivant de l'insécurité alimentaire et ceux qui n'en souffrent pas était de 0,3 point HEI, en 2015, cet écart a augmenté et atteint 3,4 points.

Certaines écoles élémentaires offrent des services de traiteur un repas par semaine.

Mais cette offre alimentaire n’est pas abordable pour tous les parents, et n’offre pas toujours les choix les plus sains, affirme Marina Cattai, une mère de famille qui envoie sa fille dans une école du conseil scolaire publique de Toronto.

Claire Tugault-Lafleur affirme que les programmes alimentaires scolaires ne sont pas adaptés à tous les milieux et que ce ne sont pas tous les programmes alimentaires qui sont égaux et capables de lutter contre l’insécurité alimentaire.

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