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Des Premières Nations récupèrent la majorité du terrain de la caserne de Kapkyong

Le reportage de Catherine Gauthier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après des années de négociations parfois controversées, les chefs des sept Premières Nations du Traité numéro 1 et le gouvernement du Canada ont conclu un accord à propos des terres de la caserne Kapyong à Winnipeg. Les Premières Nations prennent possession de 68 % du terrain, mais le montant de la transaction fait l'objet d'une clause de confidentialité.

Une cérémonie de signature à l’hippodrome Assiniboia Downs a eu lieu vendredi pour souligner l'entente concernant le site de 64 hectares situé à l'ouest du boulevard Kenaston, le long de l’avenue Grant, à la limite des quartiers de Tuxedo et River Heights.

Le groupe de Premières Nations avait conclu un accord de principe en avril sur l’acquisition de 68 % du terrain qui appartenait au gouvernement fédéral, après une longue impasse juridique quant à l’avenir de l’ancienne base militaire.

Le chef de la Première Nation de Long Plains, Dennis Meeches, a voulu rappeler le jour où le ministère de la Défense nationale a déclaré le terrain excédentaire il y a 17 ans.

« Je savais qu'un jour nous arriverions à un accord, que nous trouverions une solution », a déclaré celui qui est le porte-parole des Premières Nations du Traité numéro 1.

« Parfois, cela prend du temps », a reconnu le député manitobain Jim Carr, également ministre de la Diversification du commerce international.

Environ deux tiers du site seront aménagés par la Société de développement du traité no 1, tandis que le reste le sera par la Société immobilière du Canada, une société d'État.

Le site a été abandonné en 2004 lorsque le 2e Bataillon du Princess Patricia’s Canadian Light Infantry a été transféré à la base des Forces canadiennes de Shilo, près de Brandon, au Manitoba.

L’avenir du terrain était depuis resté incertain.

Le Conseil du Trésor fédéral a tenté de vendre le site à une société d'État, mais le groupe de Premières Nations du Traité numéro 1 a contesté la décision, affirmant qu'elle avait un droit sur les terres faisant l'objet de revendications de droits fonciers issus de traités en suspens.

Le transfert de terres a été jugé illégitime et le gouvernement fédéral s'est opposé à cette décision jusqu'en 2015, lorsque le premier ministre d'alors, Stephen Harper, a annoncé qu'il ne continuerait plus à faire appel de la décision.

La caserne abritait 41 bâtiments en détérioration, notamment des dortoirs, un mess pour les officiers et un espace administratif. La démolition a commencé durant l'été 2018.

Les Premières Nations du Traité numéro 1 ont fourni un aperçu de l'avenir du site, qui deviendra une réserve urbaine, à l'occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, en juin.

Le plan préliminaire montre qu’il pourrait comprendre un centre sportif, un hôtel, un centre de congrès, un musée de la guerre et un centre de soins palliatifs autochtone.

Il existe également des espaces verts et des zones résidentielles de densité faible à élevée qui pourraient comprendre des lotissements de copropriétés et des logements pour étudiants et personnes âgées.

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