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Anxiété et dépression chez les jeunes de Fort McMurray après l’incendie de 2016

Image d'une camionnette devant un énorme feu de forêt.

L’étude indique que les jeunes qui ont vu de leurs yeux les flammes sont plus enclins à souffrir de problèmes de santé mentale.

Photo : Reuters / Mark Blinch

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À Fort McMurray, la trace des feux de forêt dévastateurs de 2016 s’efface petit à petit, mais une nouvelle étude de l’Université de l’Alberta suggère que le désastre a laissé une marque indélébile dans la psyché d’une génération entière.

Dix-huit mois après l’incendie, 37 % des élèves du secondaire sondés présentaient des symptômes de trouble de stress post-traumatique (TSPT), une proportion « très préoccupante » selon le professeur de psychiatrie de l’Université de l’Alberta Peter Silverstone.

Je ne m’attendais vraiment pas à voir autant de jeunes souffrir de trouble de stress post-traumatique après tout ce temps.

Une citation de :Peter Silverstone, professeur de psychiatrie de l’Université de l’Alberta

Le chercheur est étonné par un autre constat de l’étude : les jeunes qui se sont installés à Fort McMurray après la catastrophe présentent eux aussi des taux plus élevés que la normale de stress post-traumatique. C’est un autre indice, selon lui, d’un changement dans la communauté .

Cette nouvelle étude repose sur un questionnaire rempli en novembre 2017 par 3070 élèves de la 7e à la 12e année, soit 70 % des jeunes de la ville. 27 % d’entre eux se sentaient anxieux, 31 % étaient dépressifs.

Les résultats ont été comparés avec ceux recueillis dans une autre ville albertaine de taille moyenne, Red Deer, À plus de 600 km au sud-ouest de Fort McMurray. le taux de jeunes qui y souffrent d’anxiété est similaire, mais seuls 17 % d’entre eux se sentent dépressifs.

Parmi les élèves de Fort McMurray, 16 % ont eu des pensées suicidaires, contre 4 % à Red Deer.

Les jeunes seront sondés à nouveau cette année et l’an prochain pour vérifier les progrès des plans d’intervention proposés par les conseils scolaires de Fort McMurray.

Le conseil scolaire catholique, par exemple, offrira dès le mois de septembre des cours de psychologie aux élèves de la 10e à la 12e année. L’initiative vise à développer la résilience des adolescents et s’ajoute à d’autres mesures comme l’augmentation du nombre de conseillers dans les écoles.

Avec les informations de CBC News

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