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Arsenic : le Comité ARET accentue la pression sur le gouvernement

Une pancarte à vendre pour trop d'arsenic est plantée devant une maison.

Une trentaine d'affiches de la sorte ont été plantées devant des maisons du quartier Notre-Dame durant le FME.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Thomas Deshaies

Le Comité Arrêt des rejets et émissions toxiques (ARET) de Rouyn-Noranda augmente la pression sur le gouvernement pour qu'il exige à la Fonderie Horne de Glencore une réduction plus conséquente de ses émissions d'arsenic dans l'air.

Une trentaine de pancartes où il est inscrit « à vendre, trop d'arsenic » ont été posées sur des terrains privés afin d'attirer l'attention, selon la porte-parole du comité, Mireille Vincelette. On sait que ces temps-ci, il y a beaucoup de touristes, donc de voir cela, ça peut attirer l'attention au point de vue national, a-t-elle expliqué. Si on ne nous écoute pas ici, on veut s'assurer qu'on soit entendu plus haut.

Selon Mme Vincelette, le niveau de grogne des citoyens est en progression. On voit qu'il y a des citoyens qui font même des initiatives personnelles, pour afficher leur mécontentement et qui ne sont même pas en lien avec nous, a-t-elle souligné.

Le comité a également envoyé une lettre au ministre responsable de la région, Pierre Dufour, jeudi soir, pour lui exprimer son mécontentement quant à sa gestion du dossier.

On a été vraiment indigné de sa sortie publique de vendredi dernier concernant le sujet de l'arsenic à Rouyn-Noranda.

Mireille Vincellette, porte-parole du comité arrêt

Lors d'une entrevue à Des matins en or, Pierre Dufour avait appelé à la patience dans le dossier. Moi je dis, un moment donné, il faut donner le temps, il faut arrêter d'être toujours sur le piton d'alarme, avait-il déclaré.

Une situation connue depuis des années

Il est temps d'agir, clame Mireille Vincelette, tout en soulignant que les préoccupations concernant la pollution atmosphérique ont émergé en 1982, comme le démontre un rapport gouvernemental.

Mme Vincelette estime qu'il faut donc être tout sauf patient dans ce dossier, comme le suggère le ministre Pierre Dufour. Elle juge par ailleurs que le lien de confiance avec les autorités gouvernementales est ébranlé, ce qui justifie une mobilisation citoyenne.

Une femme plante avec une masse une pancarte à vendre pour trop d'arsenic.

Mireille Vincelette, du comité ARET

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Le comité croit par ailleurs qu'il est inacceptable que le ministre de l'Environnement ne révise pas les objectifs d'émission d'arsenic. On va continuer à faire des pressions jusqu'à ce qu'il change son fusil d'épaule et qu'il mette plus de pression pour accélérer le processus, a-t-elle conclu.

Le ministre Pierre Dufour n'était pas disponible pour nous accorder une entrevue ce vendredi. Son attaché indique qu'il nous reviendra au retour du long congé.

Abitibi–Témiscamingue

Santé publique