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Ottawa bloque le projet d'aérodrome à Saint-Roch-de-l'Achigan

Une affiche sur un terrain privé indique : « L'aéroport, c'est non ».

Les citoyens de Saint-Roch-de-l'Achigan se sont mobilisés contre le projet privé d'aérodrome.

Photo : Radio-Canada / Delphine Jung

Radio-Canada

Après avoir étudié le controversé projet de construction d’un aérodrome privé à Saint-Roch-de-l’Achigan, dans Lanaudière, le gouvernement fédéral le rejette, faute de transparence et d’acceptabilité sociale.

Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, a tranché vendredi dans l’épineux dossier, par un arrêté qui interdit la réalisation du projet tel que le propose le promoteur.

Marc Garneau a justifié sa décision en évoquant des lacunes dans le processus de consultation du projet et un manque de clarté dans l’évaluation de ses impacts.

Le manque de clarté quant aux activités anticipées à l'aérodrome et les répercussions sur la collectivité de l'empreinte sonore confirment le besoin d'intervention au dossier.

Marc Garneau, ministre fédéral des Transports

Selon le Règlement de l'aviation canadien, c’est au promoteur qu’il revient de mener les consultations et l’évaluation des répercussions de son projet, qu’il doit ensuite résumer dans un rapport présenté au ministère fédéral des Transports. Puis, il revient à ce dernier d’accepter ou de refuser le projet.

Faute d'acceptabilité sociale

Une grande banderole demande à Justin Trudeau de respecter la démocratie.

Tous comme leurs voisins de Mascouche, les citoyens de Saint-Roch-de-l'Achigan s'étaient mobilisés contre le projet d'aérodrome du promoteur SRA.

Photo : Radio-Canada / Delphine Jung

Or, la construction de ce petit aéroport privé avait été rejetée à 96 % lors d’un référendum tenu dans la municipalité le 11 août dernier, car les citoyens craignaient notamment les conséquences sur leur qualité de vie ainsi que les coûts financiers et environnementaux du projet.

Le maire de Saint-Roch-de-l'Achigan, Yves Prud'homme, s'est réjoui de la décision d’Ottawa, soulignant que les citoyens ont réussi à démontrer au gouvernement fédéral que ce projet n’était pas dans l'intérêt public.

On ne peut qu'être extrêmement satisfait. La fête du Travail va bien s'amorcer!, s'est-il exclamé en entrevue avec La Presse canadienne.

L’aéroport que le groupe SRA projetait de construire à Saint-Roch-de-l’Achigan devait être situé sur une terre agricole en bordure de l'autoroute 25, où il y a peu de résidences. Mais la présence d’un grand terrain de camping très fréquenté à 1,5 kilomètre de distance posait problème.

Le promoteur n'abandonne pas

Dans un communiqué, le promoteur a indiqué qu'il « prendra le temps nécessaire pour évaluer les options disponibles relativement au projet d’aérodrome SRA et pour prendre la meilleure décision dans l’intérêt de toutes les parties intéressées ».

Il a aussi réaffirmé sa « volonté de construire un aérodrome dans le respect des lois et règlements applicables et dans un esprit de minimiser les impacts dans le milieu ».

Le trafic aérien généré par l’aérodrome inquiétait également les citoyens d'un secteur rural paisible, qui redoutaient par ailleurs d'hériter des infrastructures et des coûts qui y sont reliés en cas de fermeture ou de déménagement.

C'était à l’origine à Mascouche que le promoteur SRA voulait installer son aérodrome, mais là encore, le projet n’avait pas vu le jour pour des raisons environnementales et d'acceptabilité sociale.

Avec les informations de La Presse canadienne

Grand Montréal

Politique fédérale